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Chapitre 14 : Un mois

 
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awax
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MessagePosté le: 06/08/2007 10:19:27    Sujet du message: Chapitre 14 : Un mois Répondre en citant

Un mois s'était écoulé depuis la disparition d'Hermione. Les cours à Poudlard avaient repris tant bien que mal, et Harry progressait rapidement dans sa course aux Horcruxes. Le monde des sorciers se reconstruisait mais vu l'ampleur de la razzia, difficile de noyer l'affaire. Le ministère avait dû se résoudre à jouer franc jeu face à la presse.

Poudlard était également confronté à un autre problème. L'école d'Angleterre avait dû accueillir les sorciers et sorcières de France, d'Irlande, des pays scandinaves, d'Islande et également du Boutant où une seule et unique élève avait échappé à l'enlèvement, étant absente le jour de la rentrée. Se posait alors le problème de la langue et des différents niveaux. Les cours de dernières années avaient été dédoublées alors que les effectifs des premières semblaient à peine suffisant pour maintenir les classes ouvertes.

Le groupe des gryffondors, au début, outrés de devoir abandonner leurs recherches, avaient dû bon gré malgré se conformer aux souhaits de la famille Weasley, en particulier de Moly et Patricia avec eux.

Le premier jour, le choixpeau procéda à la répartition de tous les étudiants étrangers quelques soient leur âge, mais les applaudissements n'étaient pas particulièrement enthousiastes à l'annonce de leur future maison. Bien trop d'élèves pleuraient leurs amies, leurs sœurs ou encore leurs petites amies pour laisser la vie reprendre son cours si facilement.

Patricia fut répartie à gryffondor également et hérita du dortoir d'Hermione. Au fil du mois qui s'écoula, elle s'intégra dans le petit groupe plus que restreint auprès duquel elle trouvait du réconfort et en particulier auprès de Ron. Ils partageaient ainsi leur peine et se découvrirent beaucoup de points communs. Les premières restrictions annoncées lors de la véritable rentrée scolaires furent renforcées et les aurors du ministère sillonnaient le château à toutes les heures du jour et de la nuit.

Bien d'autres changements étaient intervenus suite à la découverte de l'existence des Morgoles. Celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom, fut remplacé par Ceux-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-les-noms. On entendait des "Voldemort" à tout va et sans plus aucune pudeur. Les mangemorts étaient désormais devenus la cible de l'ensemble du monde des sorcier. Ces ennemis là au moins, on pouvait les voir et les combattre. La population entière se lança dans une "chasse aux manges noirs" et les arrestations pleuvaient. Plus aucun mangemort ne put plaider l'innocence ou d'avoir agit sous l'effet de l'imperium.

Même les plus grandes familles de sorciers tels que les Malefoy ne furent pas épargnées par cette nouvelle lubie du ministère tentant de redorer son blason auprès de ses administrés. Lucius et Narcissia Malefoy furent arrêté sans aucune preuve, juste vis à vis des antécédents familiaux. La gazette du Sorcier titra en gros dès le lendemain : « Les Malefoy, une famille que l'on pensait respectable ». L'article parlait de l'emprisonnement des parents et évoquait la fuite du fils qui se serait réfugier en ermite dans les montagnes du sud. Seul le Chicaneur titra en gros : "Et si les Morgoles n'avaient pas uniquement enlevé des filles", décrivant la disparition mystérieuse de Malefoy junior bien avant la descente du ministère au manoir familial.

Mais les nouvelles mesures de sécurité n'avaient pas que des points négatifs. Toutes la magie résidant dans le château avait été détournée sur les défenses extérieures. Les énergies parasites à l'intérieure de l'école furent déviées pour renforcer la barrière de protection. Il était désormais totalement impossible de pénétrer dans l'enceinte du pensionnat sans avoir une autorisation spéciale, même à pied.

Les élèves se rendirent rapidement compte que certaines "barrières" quelques peut gênantes étaient tombées. C'est ainsi que bon nombre de valentins pouvaient aller rejoindre leur valentine le soir venu sans risquer de dévaler les escaliers des dortoirs. Les professeurs ainsi que les aurors avaient beau patrouiller pour remédier à ce problème, les contrevenant semblaient plus nombreux chaque jour et il était impressionnant de voir à quel point les garçons pouvaient se révéler rusés pour contourner le règlement, et ce dans toutes les maisons sans exception, même à Pousfouffle.

Un soir, alors qu'ils étaient dans la salle commune des gryffondors, Ron et Patricia virent arriver une chouette effraie à travers les carreaux. Le jeune homme se précipita pour lui retirer la petite enveloppe qu'elle portait. Peut être étais-ce la lettre qu'ils attendaient depuis plusieurs jours maintenant. En effet, après avoir "épluché" les registres du ministère, Ginny était tombée sur le nom d'une personne pouvant convenir à ce qu'ils recherchaient.

Malheureusement, cette dernière était décédée dans les années 1970. Ils avaient tout de même tenté leur chance en écrivant à sa petite fille pour lui demander si elle n'avait pas entendu parler de l'enlèvement de leur grand mère et si elle n'avait pas ne serai-ce qu'un indice à leur fournir pour qu'ils retrouve Hermione, Luna, la sœur de Patricia et les autres évidemment.

Leurs cœurs bondirent de leurs poitrines en voyant la provenance de l'enveloppe : Corke, Irlande ! C'était bel et bien elle qui répondait. Ron faillit échapper la lettre en la retournant tellement ses doigts tremblaient et il arracha le cachet à la hâte.


Jeunes gens,

Je ne vais pas vous cacher que vous vous êtes adressé à la bonne personne. En revanche, je n'ais aucune information à vous fournir. Je suis véritablement désolée de vous écrire cela si sèchement, mais j'espère que mon mot vous permettra de tourner la page et d'aller de l'avant.

Si vos amies ont bel et bien été enlevées par des Morgoles, il n'y a aucun espoir de les revoir vivantes et surtout conscientes. Ces monstres injectent un liquide aux filles encore vierges pour les contrôler. Elles n'ont plus aucune faculté de penser et cet état n'est pas réversible.

Faites votre deuil, cela vaudra mieux pour tout le monde. Si ma grand-mère a put sortir de cet enfer, c'est par le plus grand des hasards. Elle était stérile et ne pouvait leur servir pour la reproduction. Ce sont les Morgoles eux-même qui l'ont renvoyé dans notre monde. Comment suis-je née ? Et bien ma mère a été adoptée par la suite.

Alors tracez un trait sur vos amies, elles sont dors et déjà mortes. Allez de l'avant et surtout ne m'importunez plus. J'ai pris la peine de vous répondre pour éviter que vous gâchiez votre vie à courir après des chimères, mais je m'en arrêterais là. Cet épisode familial est très personnel et j'espère que vous respecterez cela.

Merci de votre compréhension et toutes mes condoléances.

Sincèrement,

Emilie Durkein.


Lorsque Ron stoppa sa lecture, il releva lentement les yeux vers Patricia qui restait figée, la bouche ouverte. Il ne lui fallut pas plus de trois secondes pour s'écrouler, pleurant toutes les larmes de son corps. Lui non plus n'arrivait pas à encaisser la nouvelle. Voici un mois maintenant qu'ils s'étaient tous engouffré sur cette piste, la seule qu'ils avaient, il fallait bien l'avouer, et tout s'écroulait comme un château de carte. Peut-être fallait-il accepter la réalité. Hermione n'était plus de ce monde.
I
Cette pensée lui brûla les entrailles. Il se haïssait lui-même d'oser l'abandonner, mais sincèrement, que pouvait-il faire de plus ? Ronald Weasley s'écroula alors à son tour, la tête dans ses mains et laissa couler les torrents de chagrin qu'il avait fièrement contenu jusqu'à présent. Pleurer, c'était accepter la disparition d'Hermione et il s'y était toujours refusé, mais ce soir... Ce soir il n'avait plus la force.

Patricia put également voir son désespoir et vint se blottir dans ses bras. Au début surpris, Ron avait bien trop besoin d'une épaule sur qui pleurer. Avec elle il put partager sa peine et la rendre un peu moins suffocante. Il l'enlaça donc, adressant des adieux en pensée à sa bien aimée.

Exactement au même moment, quelque part dans les entrailles de la terre....

-A gauche !... non Drago, l'autre gauche...
-Mais arrête de bouger aussi ! Riposta le serpentard à bou de souffle.
-Comment veux-tu que je cueille ces fruits sans bouger.... plus haut attend...Hermione s'étira du mieux qu'elle put pour attraper un fruit de belle taille...

Elle était assise sur les épaules de Drago et remplissait le petit sac du mieux qu'elle pouvait. Depuis un mois maintenant, ils pillaient chaque jour cette réserve et à force, les feuillages les plus accessibles ne contenaient plus que des pousses non mures... Il fallut alors trouver un système pour atteindre ceux juste un peu plus haut.
Lorsque Drago avait suggéré cette solution, Hermione l'avait tout de suite pris pour un moyen de la tripoter encore une fois, mais elle fut forcée de constater que cette solution était non seulement la meilleure, mais la seule réalisable !

Voilà donc comment Hermione Granger se retrouvait en jupette, assise sur les épaules de Drago Malefoy avec ses mains à lui sur ses cuisses à elle pour lui donner un semblant d'équilibre ! Evidemment, il avait bien essayé de profiter de la situation, mais il s'était immédiatement pris un coup sur la tête calmant ses ardeurs et il mettait à présent toute son énergie pour l'aider à cueillir leur repas.

Depuis un mois maintenant, Hermione et Drago cohabitait en bonne intelligence. Leurs prises de bec étaient fréquentes, mais dans l'ensemble, ils arrivaient de mieux en mieux à communiquer si l'on omet le petit incident les ayant amené à s'ignorer durant trois longues journées....

Finalement non, on ne va pas l'omettre car il est important !

Hermione et Drago parlaient calmement de choses et d'autres avant de se coucher. Puis, on ne sait trop comment, la conversation finit par en venir sur la pureté du sang ! Et Drago fit une réflexion Malefoyenne dans toute sa splendeur...

-La magie se transmet de génération en génération, les enfants nés de moldus n'ont pas l'essence magique dans les veines, ils en sont simplement aux balbutiements de la magie. C'est mathématique, les pouvoirs font partie de nous, ils coulent dans nos veines et si tu les dilue ou pire encore que tu n'en est qu'à a première génération de sorciers, ils seront moins forts que dans une famille dont la généalogie ne compte que des sangs purs ! C'est tout.

Il n'en fallut pas plus à la gryffondor pour s'insurger une fois de plus. La conversation dérapa très très rapidement et en vint aisément aux insultes en tout genre. Chacun se tourna alors de son côté et s'endormit. Le lendemain matin, Hermione attendit des excuses qui ne vinrent jamais. Drago voulait bien faire un effort et la respecter en tant que personne, mais si elle n'était pas une sang pure ça n'était pas sa faute quand même ! Non, jamais il ne reconnaîtrait qu'une personne née de parents moldus pouvait être aussi puissante que lui. Si la jeune femme s'en sortait si bien à Poudlard, c'était surtout qu'elle passait son temps à lire, mais pas grâce à la puissance de sa magie un point c'est tout !

Voyant que le serpentard réagissait ainsi, Hermione lui fit vite comprendre qu'elle refuserait de lui parler tant qu'il ne reconnaîtrait pas la stupidité de sa théorie ce qui exaspéra encore plus le jeune arrogant. Et trois jours s'écoulèrent ainsi jusqu'à ce qu'un matin...

-Atchoum !

C'était au moins la dixième fois qu'Hermione éternuait en moins de quinze minutes. Elle écrivait son journal... oui, depuis qu'elle avait trouvé des crayons avec les armes, elle s'était attribuée un des carnets vierges et griffonnait à longueur de temps. Son nouveau journal intime la suivait n'importe où... le moindre temps de pause était utilisé à remplire les pages blanches. Elle décrivait comment Drago l'avait sortie de sa cellule, la découverte des souterrains, le seul moyen qu'elle eut de se dissimuler aux yeux des Morgoles, sans entrer dans les détails évidemment et aussi leur quotidien. L'apnaya, leur nourriture, les armes dont ils disposaient... tout.

-Atchoum.

Drago leva les yeux du panier de fruits qu'il était en train de triller, mais ne lui formula aucun souhait. Cependant, il commençait à être un peu inquiet. Elle avait les yeux cernés comme jamais et un rhum la guettait. Ses soupçons furent confortés deux heures plus tard lorsqu'elle vacilla en se levant, prise par une poussée de fièvre. L'humidité ambiante, les forces physiques diminuées et les cheveux constamment mouillés, n'avaient pas épargné la gryffondor qui venait d'attraper une bonne crève. Elle consentit à s'allonger sous l'insistance de son compagnon, puis vient le plus dure. La fièvre s'intensifia et elle commença à délirer.

Drago resta à la veiller jours et nuits, lui passant régulièrement un peu d'eau sur le front. Il réalisa à cet instant qu'il ne voulait pas la perdre. Il savait depuis le début à quel point Hermione lui était utile aussi bien dans la survie au quotidien que pour sa propre santé mentale, mais la voir affaiblit ainsi lui brisa le cœur. Il se rendit compte que peut importait ces histoires de sang pur ou pas, il l'appréciait "elle". Et finalement, si au tout début il avait regretté que ce ne soit pas Pansy qui soit avec lui, il commençait à se dire qu'après tout, ça aurait pû être bien pire. Elle au moins ne pleurnichait pas. Elle affrontait la réalité et le danger avec une force communicative. C'était à se demander même si elle n'était pas plus courageuse que lui à certains moments.

Et dire qu'il venait de passer une année entière a essayer de nuire à toute la petite bande ! Si à ce moment là il avait su quel bout de femme elle était...

Enfin, la fièvre tomba progressivement et elle se rétablit une semaine plus tard. Dès qu'elle fut en mesure de parler, Hermione remercia son médecin personnel avec une telle sincérité qu'il ne put que s'excuser de son comportement odieux. Non, il n'avait pas changer d'opinion sur la pureté du sang, mais ils convinrent ensemble de ne plus jamais revenir sur le sujet et d'aller de l'avant.

Cet épisode avait été particulièrement pénible pour la jeune femme. Etre malade n'est jamais une partie de plaisir, mais lorsque l'on est loin de chez soi et de ses proches, c'est l'enfer. Heureusement, Drago ne l'avait pas lâché une minute. En dormant, elle avait sentit sa présence, ses caresses sur sa joue ou dans ses cheveux. Il savait être là quand il fallait, l'abandonnant le moins possible, juste pour aller chercher de quoi manger et de l'eau. Parfois même, elle avait put l'entendre lui parler sans véritablement comprendre ce qu'il disait, mais le plus important était l'apaisement que lui procurait sa voix. Cette même voix qui jadis lui hérissait les poils de tout le corps !

Elle découvrait un autre Drago, sensible, attentionné et présent surtout. Mimi gégnarde l'avait bien dit qu'il venait lui parler et pleurait même parfois. Mais elle ne l'avait pas cru une seule seconde. Aujourd'hui elle en avait la preuve. C'était un jeune homme prétentieux, imbu de lui-même et avec des principes complètement dépassés, mais il avait aussi de bons côtés. Aussi, elle accepta de tirer un trait sur les inepties qu'il avait proféré, sans pour autant les oublier totalement, mais juste histoire d'aller de l'avant. Drago Malefoy ne se résumait pas à ça et elle lui donnait une chance de lui prouver qu'il valait même bien mieux.

Les deux semaines qui suivirent furent donc occupées à la survie d'une part, mais également à l'observation des "autres". Les deux rescapés parcouraient quotidiennement le chemin allant de la salle du trône à celle où le portail pouvait être activer et ce en courant. Ils n'avaient pas le moyen de chronométrer leurs performances, mais l'appréhension des virages et la connaissance de chacune des marches, de celles qu'ils devaient gravire à celles qu'ils pouvaient sauter sans risquer de se briser un jambe leur permettait un gain de temps évident. Ce petit parcours était pratiquement devenu un jeu à celui qui arriverait avant l'autre à destination. Parfois Drago rusait bien quelque peut en coupant la route à sa partenaire, mais elle ne restait pas la victime unique de ces taquineries et savait se venger en lui rendant la pareille.

Côté Morgoles, l'activité restait platonique. Ils avaient rapidement compris que le fameux Dracard n'avait pas survécu ce qui avait provoqué une colère noir du roi. Dracard était le seul Morgole connu sur lequel l'apnaya n'avait aucun effet. Peut être en existait-il d'autres, mais pour le savoir la seule solution était de confronter les créatures avec la plante et de voir s'il survivait où non. Bien que le roi ait émis ce souhait, pour une fois, les membres de son conseil arrivèrent à l'en dissuader. Leur population était déjà bien trop affaiblie pour prendre un tel risque.

De plus, la faiblesse du collectif les poussa à focaliser leur attention sur sa consolidation, devant abandonner temporairement au moins les recherches dans la citée ancienne. Les Poudlariens purent s'organiser et se "détendre" un peu, du moins autant que cela était possible en de pareilles Circonstance.

Et donc ce matin...

-Et là ! Ne mange pas tout... laisse m'en un peu quand même.
-Moui oui... arriva à peine à prononcer Hermione la bouche pleine de fruits.

Pour le faire patienter, elle en pris un dans la main et le présenta devant la bouche de Malefoy qui, affamé, ne se fit pas prier plus longtemps. Sachant qu'il la tenait et qu'il ne pouvait pas se "défendre", elle ne put s'empêcher de le taquiner et lui ébouriffa énergiquement sa frange entre ses doigts.

-Fait attention à toi... la prévient-il sur un ton taquin.
-Quoi ? Lui répondit-elle le plus innocemment du monde. Tu n'aimes pas que je fasse ça... et elle réitéra son geste.
-tu l'auras voulu. Et il s'écarta du mur, Hermione toujours assise sur ses épaules dans un équilibre précaire. Jusqu'à présent elle pouvait se retenir avec ses mains sur la paroi, mais là elle n'avait plus aucun moyen de se stabiliser.
-Drago ! Arrête ça tout de suite tu veux... Bien que la gryffondor se voulait menaçante, elle rigolait malgré elle.
-Et là... je fais ce que je veux de toi. Lui rétorqua-t-il, bougeant un peu les épaules pour quelle soit encore plus en position de faiblesse.
-Arrêêêêête ! Cria-t-elle, toujours en rigolant, mais en lui prenant les mains pour ne pas tomber.
-ah ah... Mon amazone fait moins la fière maintenant. Alors... C'est qui le plus beau, le plus sexy et le plus intelligent de tout Poudlard hein ???

-Je sais pas ! lui répondit-elle. Je dirais... Harry.
-bip ! Même joueur joue encore... Et il se rapprocha dangereusement de la source où ils se baignaient... Alors ? Toujours pas une idée sur la bonne réponse à me donner ?

Tout en prononçant cette phrase, il fit mine de la faire basculer droit dans l'eau.

-Si si attend ! Hurla-t-elle de peur qu'il ne la jette toute habillée.
-Alors... j'attends...
-C'est... c'est toi... lança-t-elle alors qu'il re feintait son mouvement.
-C'est moi quoi ?
-C'est toi le plus beau, le plus sexy et le plus intelligent de tout Poudlard. Hurla-t-elle à moitié !
-Ah j'aime mieux ça. Mais alors qu'il allait la reposer, elle prononça la phrase de trop
-Dans tes rêves en tout cas !

-tu l'auras voulu !
-Noooooooooooooooooon

Plouf !

-Et une amazone à l'eau une ! Fanfaronna-t-il fièrement.

Mais lorsque la gryffondor remonta à la surface, cherchant sa respiration, elle se tenait un poignet et affichait une grimace souffrance.

-Tu t'es fait mal ? S'inquiéta-t-il immédiatement.
-Oui espèce de... Mais elle ne termina pas sa phrase ! Tu sais qu'au bord y'a moins d'un mètre de profondeur... je le suis cognée le poignet sur le fond pour pas m'exploser le crâne.
-Excuse ! Viens... et il lui tendit la main pour l'aider à sortir de l'eau. Aide qu'elle s'empressa de saisir et ce n'est qu'une foi la main de Drago dans la sienne qu'il remarqua son sourire machiavélique et se sentit tiré avec force dans le bassin.

Plouf !

-Et un Drago à l'eau un ! Claironna-t-elle et levant les bras en l'air en le cherchant du regard, mais rien, la surface de l'eau s'aplanit progressivement dans un calme inquiétant... Lorsque soudain, elle sentit quelque chose se glisser entre des jambes. Drago se redressa d'un seul coup, la faisant décoller et la projetant en arrière.

-AAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHH ! Urla-t-elle avant de couler.

La guerre était lancée !

Après une bonne demie-heure d'éclaboussures en tout genres, de rires qui raisonnaient dans la grotte, et un match clairement en la faveur de l'ultime représentant des serpentards ! Ils décidèrent d'en profiter pour laver leurs vêtement et les faire ensuite sécher. Au fil des jours, ils s'étaient peu à peu organisé et avaient put récupérer une seconde couverture qui enveloppait les armes. Après l'avoir laver à maintes reprises, ils s'en servaient pour s'essuyer en sortant de l'eau. Utilisant également celle sur le lit, chacun pouvait avoir la sienne. Elles étaient rêches et n'avaient pas un très grand pouvoir absorbant, mais il était appréciable d'avoir cette chaleur en sortant de l'eau. Chacun s'enroula donc, nu comme un ver dans sa couverture en attendant que les vêtements sèchent. Ils le faisaient très régulièrement pour conserver un semblant d'hygiène, même si ça n'était pas absolument fabuleux.


Alors qu’ils mangeaient les petites crevettes du jour, Drago observait sa partenaire le cœur lourd. Elle était merveilleuse, ses yeux brillaient d’intelligence et sa peau n’était qu’un appel aux caresses les plus crapuleuses possibles. La couverture marron laissait apparaître une épaule et s’arrêtait au bord de sa poitrine… décidément, il avait de plus en plus de mal à se contenir. Mais étrangement, plus il était attiré par elle, moins il plaisantait comme il avait put le faire au début. Le désir qui l’envahissait dépassait la simple envie de se soulager pour parler vulgairement, dans ces cas là n’importe qui aurait put faire l’affaire où presque. Non, maintenant, c’était différent, il la désirait « elle », ses cheveux, ses yeux, ses lèvres qu’il n’avait jamais goûté et sa peau.

En un mois, Hermione avait perdu quelques kilos et un peu de formes par la même occasion ce qui n’était pas du tout souhaitable vu sa silhouette d’origine. De mince elle passait à « maigre » et Drago sacrifiait régulièrement quelques crevettes pour ne pas qu’elle finisse « squelettique » et ne perde sa merveilleuse poitrine. De nouveau, l’excitation montait en lui, la sachant complètement nue sous cette maudite couverture. Mais maintenant, il avait un moyen infaillible : « métamorphose, nuisette rose… » ouf !

-A quoi tu penses ? lui demanda alors la gryffondor.
-A un bon repas chaud dans la grande salle de Poudlard !

Il était vrai qu’Hermione aussi rêvait d’un repas digne de ce nom. Ces crevettes n’étaient pas mauvaises, mais ça ne valait pas les petits plats de fête de l’école de sorcellerie. Elle observait le blondinet perdu dans ses pensées et se surpris à sourire. Plus elle apprenait à le connaître, plus elle lui trouvait un charme indéniable. Son petit sourire en coin, ses yeux bleus si expressifs et qui trahissait bien trop souvent des pensées peu louables, ou encore sa manière de bouger simplement.

Voilà maintenant quelques temps qu’elle frissonnait lorsqu’il l’effleurait. Elle mettait toute sa force pour maîtriser ces sentiments qu’elle trouvait véritablement honteux. Il fallait avouer qu’Hermione avait 17 ans et des envies comme tous les adolescents. Même si elle en avait honte et que jamais, ho grand jamais, elle ne l’aurait avoué, elle était déjà partie à l’exploration de son intimité, découvrant ainsi les plaisirs solitaires. Mais là, n’étant jamais seule, elle ne pouvait évidemment pas satisfaire ses pulsions.

Et voilà qu’aujourd’hui, elle fantasmait sur Malefoy, nu comme un ver dans sa couverture. Le petit démon qui était en elle lui criait bien de se jeter sur lui et de lui faire l’amour sauvagement, mais une jeune femme bien élevée comme Miss Granger ne succomberait jamais à une tentation de la sorte ! non, jamais.

-Et toi, à quoi tu penses ? lui retourna Drago.
-A un bon ragoût bien chaud ! lui répondit-elle du tac au tac les joues rosissantes.

Puis un petit silence s’installa avant qu’Hermione ne réfléchisse à voix haute :

-Il faut qu'on trouve un moyen pour avoir du feu….
-Je sais Hermione ! Mais à moins de voler une des torches éternelles, je vois pas bien comment. Et elles sont côté Morgoles.
-Oui je sais bien ! Mais bon... J'ai bien une petite idée, elle est un peu "risquée" c'est sure... hésita-t-elle.

Drago lui lança un regard inquiet. Il commençait à la connaître et "un peu risqué" pour elle déclenchait alarmes, sirènes et warning dans sa tête à lui. Il attendit alors qu'elle lance son idée avec la plus grand anxiété.
_________________
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MessagePosté le: 06/08/2007 10:19:27    Sujet du message: Publicité

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