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Chapitre 16 : la preuve

 
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awax
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MessagePosté le: 06/08/2007 10:20:42    Sujet du message: Chapitre 16 : la preuve Répondre en citant

-Ben vas-y explique !

Depuis qu’Hermione avait lancé la phrase magique « demain nous ne serons plus dans cet enfer », Drago trépignait d’impatience.

-Ok alors, lorsque j’étais dans le cortège, les gardes ont désigné deux des filles pour qu’elles rangent la salle du trône. Le roi ne s’absente pas uniquement pour les cérémonies Drago, il se lave aussi tous les matins et durant ce bref instant, seules deux filles sont présentes dans la salle. Nous devrions pouvoir les maitriser sans problème, surtout qu’en réalité, elles sont « programmées » pour nettoyer, je pense que nous pourrions bien danser la salsa devant elles, elles ne bougeraient pas. Alors ?
-…
-Nous attendions un moment propice, c’est le cas. T’es partant ?
-C’est de la folie Hermione ! Les gardes seront encore là…
-Oui, mais ils gardent l’entrée de la salle, ils nous tourneront le dos. Nous, nous n’allons pas entrer par la porte, mais par un mur.

Il soupira longuement et prit le temps de réfléchir un instant. Drago avait attendu cette opportunité depuis son arrivée ici et voilà, il y était enfin. Mais à ce moment précis, il avait l’estomac en vrac. Entre parler d’un projet et le concrétiser, il existe tout un monde. Demain, ils joueraient leurs vies. Si le plan échouait… tout serait fini. Mais il fallait se rendre à l’évidence, ils ne pouvaient pas passer toute leur vie ici, à se nourrir de fruits et de crevettes.

Les couloirs de l’ancienne citée, cinquante ans plus tard :

Drago se visualisa, vieux, le dos vouté, le visage ridé et s’aidant pour marcher d’une canne de fortune, toujours dans les dédales de l’ancienne citée. Évidemment, Hermione serait dans le même état que lui, toujours vêtue de son petit ensemble super sexy mais la peau toute ridée également et avec la loi de la gravité ayant repris ses droits sur sa merveilleuse poitrine. Ils se disputeraient encore sur la supériorité des « sang purs » et elle le frapperait de sa propre canne en l’insultant…
-Tu n’es qu’un serpentard prétentieux et stupide…
-Et toi qu’une sang de bourbe ! Lui crierait-il à travers les trous dans sa dentition.

Retour dans le présent…

-Nooooooooon ! S’exclama-t-il.
-Mais Drago, c’est le seul moyen…
-Non ! Enfin oui, je suis d’accord, il faut agir ! Je ne veux pas que tu me frappes avec ta canne !
-Quoi ? T’as mangé un fruit orange ou quoi ? Qu’est-ce qui te prend ?
-Ah mais non, c’était juste… j’ai juste eu une vision du futur si on restait ici. C’est vraiment pas réalisable. Alors je suis partant pour demain.

Ils se lancèrent tous deux un regard inquiet mais déterminé. De toute manière, cela faisait maintenant un mois qu’ils répétaient inlassablement le parcours entre la salle du trône et celle où le vortex devait être actionné. De plus, leurs séances d’entrainement commençaient à porter leurs fruits et Hermione semblait aussi agile qu’un chat, au grand désespoir de Drago qui n’arrivait plus à l’attraper pour la faire enrager. Tout était prêt. Ils avaient même compris comment actionner le passage pour atterrir là où ils le désiraient. Il suffisait de prononcer le nom magique de l’endroit, pour Poudlard, en l’occurrence c’était « Spiritaes » et pour atterrir à l’intérieur « in », en périphérie « extra » etc, merci Melinda !

Ils passèrent l’après-midi à refaire le parcours une dernière fois et, en arrivant à bout de souffle vers la fenêtre de la salle du portail, ils se lancèrent un regard satisfait, leur trajectoire était au point. Ils se répartirent ensuite les tâches. Hermione prendrait la serrure la plus proche de la fenêtre alors que Drago traverserait la salle pour actionner l’autre. C’est elle qui prononcerait l’incantation le temps que lui se mette en place et ils tourneraient les clés à « trois ».

La soirée fut relativement calme, ils purent effectivement faire griller quelques crevettes, leur donnant un goût complètement différent. Ils mangèrent leurs réserves entières pensant que dans tous les cas, ils ne reviendraient plus ici. Soit leur plan marcherait et ils pourraient déguster les petits plats de Madame Pomfresh à l’infirmerie, soit ils se feraient prendre et dans ce cas… aucun retour au dortoir ne serait possible. Mais ils ne parlèrent pas de cette option.

Après le repas, Hermione en profita pour rédiger les dernières nouveautés sur son journal. Tout y était désormais inscrit, l’histoire de Mélinda Trevor, comment Drago lui avait sauvé la vie à maintes reprises et la gratitude qu’elle lui portait pour cela. Du fait également qu’elle le découvrait sous un autre jour et qu’il lui semblait amical voir même… enfin elle n’alla pas plus loin dans sa description. Leur fameuse réussite pour se procurer du feu ainsi que le plan pour partir furent ses dernières observations.
Pendant ce temps, Drago aiguisait les lames des Dagues dont il disposait et les plaça correctement pour le lendemain, ils n’auraient plus qu’à manger les derniers fruits pour avoir de la force et attraper leurs ceintures de fortunes composées de petites armes légères pour ne pas gêner leur progression. Enfin, Hermione arriva à caller son journal dans un coin. Elle tenait à le ramener avec elle en tant que témoignage.

Ils se couchèrent côte à côte, d’abord sans un mot, puis c’est Hermione qui rompit un silence devenu bien pesant.

-Drago ? Lorsque nous serons de retour chez nous… est-ce que… je veux dire… on s’entend plutôt… enfin pas si mal…
-Arrête de penser à ça Hermione. Ici c’est ici et si nous arrivons à rentrer chez nous, j’ai bien dit si, nos petites querelles nous sembleront complètement désuètes, mais je ne peux rien te promettre, la vie là-haut est… tellement différente.
-…

Devant la déception flagrante qu’il lui avait infligée, il ne se sentit obligé de se rattraper. Il se tourna alors sur le côté pour la regarder, accoudé sur le petit oreiller miteux et la tête calé dans la paume de sa main.

-Si tu veux savoir, je ne rejoindrais probablement pas les rangs de Voldemort histoire de rester en vie. Ce serait quand même couillon de survivre à ça pour mourir d’un « avada » quelques heures après non ?

Il eut pour toute réponse un léger sourire.

-Ne m’en demande pas plus ! Je ne sais pas ce qu’il va se passer une fois à l’aire libre… je suis… ah ! Mais tu te poses trop de questions toi de toute manière. Vis l’instant présent Hermione ! Arrête de toujours tout analyser. Ok ?
-Ok ! lui répondit-elle un peu lassement. Bonne nuit Drago.
-Bonne nuit mon amazone. Repose-toi bien, demain risque d’être un grand jour.

Chacun se tourna de son côté, la peur au ventre, mais bien déterminé à aller jusqu’au bout.

Au petit matin, enfin à ce qu’ils pensèrent, ils se levèrent sans un mot, mangèrent à contre cœur le restant de fruits et s’équipèrent respectivement de leur ceinture.

-Tu es certaine de vouloir emporter ce journal ? Ça risque de nous ralentir.
-Mais oui Drago ! Tu te rends compte, nous avons trouvé l’ennemi numéro un des Morgoles, l’Apnaya. J’en ais fait des croquis, décrit les capacités… peut-être pourrons nous empêcher la prochaine razzia… c’est une découvert capitale et…
-Ok ok… t’as gagné. On y va maintenant ?

Elle hocha de la tête et tous deux prirent une grande respiration avant de pénétrer dans les couloirs toujours aussi poussiéreux et humides. Pour Hermione, c’était le moment ou jamais de faire confiance au serpentard, l’instant de vérité en quelque sorte. Elle espérait sincèrement ne pas s’être fourvoyée sur son revirement de personnalité. Drago lui, ne pensait à rien, il avait l’esprit focalisé sur sa mission.

Arrivés devant la salle du trône, ils virent en effet la procession arriver pour le lever du roi au bout d’une trentaine de minutes d’attente. Ce dernier semblait contrarié, probablement en raison de leur exploit de la veille et du chapardage du feu. Le rituel du lever dura un certain temps et les deux poudladiens comprirent pourquoi ils n’y avaient jamais assisté jusqu’à la fin, c’était ennuyeux à mourir. Enfin, le roi se leva, sortit lentement, très très lentement de la salle du trône, au milieu des deux rangées de filles, toutes tenant une torche. Elles le suivirent ensuite dans les couloirs et sortirent du champ de vision à l’exception de deux d’entres elles.

Drago et Hermione attendirent quelques secondes de plus que les gardes se positionnent de nouveau devant la porte d’entrée de la salle, leur tournant ainsi le dos et que les pauvre adolescentes commencent leurs dure labeur. Lorsqu’elles s’éloignèrent pour faire le lit, Drago lança un regard à sa partenaire, cette dernière déglutit difficilement, il fallait y aller.

A pas de loups, ils pénétrèrent dans la fameuse salle et se rendirent vers les poteaux alors que les femmes de chambre leur tournaient le dos, accomplissant inlassablement leur tâche. La main tremblante, Hermione imita le serpentard qui agrippa la clé de son côté et la retira d’un geste brusque du pilier. Étrangement, les deux objets désirés n’opposèrent pas de résistance particulière. Emporté dans l’action, ils ne pouvaient désormais plus renoncer à ce plan aléatoire et se rendirent vers le mur. Hermione surveillait les deux filles qui n’avaient toujours pas repéré leur présence, il fallait dire que la salle du trône était relativement grande et que les bruits venant de l’extérieur couvraient leurs quelques faux pas. Pendant ce temps, Drago cherchait à tâtons une pierre plus chaude que les autres et mit environ une demi-journée pour la trouver selon son amazone !

Puis il la tira par le bras, tous deux étaient de nouveaux dans les couloirs qu’ils connaissaient si bien maintenant. Puis commença la course folle. Sans plus réfléchir une minute, ils dévalèrent les allées pentues, les escaliers en angle, les croisements labyrinthiques sans reprendre leur souffle. Mais alors qu’ils touchaient au but, un son de cors retentit. Leur larcin avait été découvert. Ils n’avaient plus le choix, il leur fallait aller plus vite encore. Drago poussa Hermione en avant en lui criant « go go go », et cette dernière se servit de cette impulsion pour accélérer et donner tout ce qu’elle avait.

Arrivés devant la salle du portail ils y pénétrèrent sans réfléchir, les gardes n’étaient pas encore arrivés, mais ils n’allaient pas tarder… Hermione se positionna vers la serrure la plus proche et prononça le « in spiritaes » alors que Drago se dirigeait à l’autre bout de la salle vers la seconde serrure.

« Un, deux, tourne »… le vortex s’ouvrit… Tous deux mirent une petite seconde à réaliser, puis commencèrent à courir dans sa direction… déjà on entendait les gardes qui arrivaient. Mais alors que Drago allait franchir le rond lumineux, Hermione fit une chute de tout son long, n’ayant pas appréhendé les aspérités du sol dans la précipitation du moment… Elle était devant la fenêtre qu’ils venaient de franchir, mais encore trop loin du portail. Drago se figea et regarda vers l’entrée de la salle d’où les bruits de course provenaient de plus en plus clairement.

-Saute Drago ! Ne m’attends pas, saute par le portail et ramène des secours, je m’en sortirais.

Le serpentard hésita quelques instants, puis il prit la meilleure décision de toute son existence, il se retourna, fonça vers Hermione, la saisit par la taille pour la relever alors que cette dernière lui criait de partir sans elle. Il prit son journal et dans un espoir désespéré le lança de toutes ses forces vers le portail qu’il traversa sans encombre. Les ombres des gardes arrivaient en vue. Le portail était trop loin, ils ne l’atteindraient jamais. Drago prit alors Hermione dans ses bras et la fit passer à travers la fenêtre sous les hurlements des gardes qui les avaient de visu.

Avec son amazone dans les bras et qui s’accrochait du mieux qu’elle pouvait à son cou, il courrait aussi vite qu’il le pouvait pour s’éloigner le plus possible des gardes et ne pas risquer de rentrer une nouvelle fois dans leur champ magique. Hermione ne prononçait pas un mot, cherchant de comprendre ce qu’il venait de se passer. Une fois dans leur dortoir, il la déposa pour qu’elle s’assoit sur le lit et se retourna pour reprendre son souffle, ce qui ne fut pas une mince affaire. Aucun mot ne fut prononcé pendant quelques secondes, les sons des cors retentissaient tellement forts que les murs en tremblaient, jusqu’à ce qu’une nouvelle fois, Hermione ne contienne plus ses émotions.

-Tu es stupide ! lui cria-t-elle à moitié, mais le serpentard, toujours le dos tourné et les mains dans ses cheveux, cherchait lui-même à comprendre ce qu’il venait de faire. Comme il ne pipait pas un mot, Hermione poursuivit…
-Il fallait que tu passes ce foutu portail pour aller chercher de l’aide ! Tu nous as condamné tous les deux tu…
-La Ferme ! Hurla-t-il en prenant une chaise et en l’envoyant de toutes ses forces contre un des murs, la brisant en petits morceau !

Hermione se stoppa net en un sursaut. Drago se retourna, le regard brulant de rage ce qui fit monter les larmes aux yeux de la jeune femme.
-La ferme Granger… reprit-il.
-Mais …

Il s’approcha à grands pas d’elle et la saisit par la gorge d’une main, sans toutefois serrer…
-Comment oses-tu me dire que j’aurais du partir, hein ? lui cria-t-il, le même regard lui brulant les yeux.
-Arrête Drago tu me fais peur !
-Et alors ! Tu me crois capable des pires horreurs de toute façon. Alors pourquoi je ne t’étranglerais pas hein ?
-Drago… Maintenant Hermione pleurait, prise de panique face à sa réaction et en même temps rongée par les remords, tout était de sa faute.
-Quoi Drago ? lui répondit-il, la secouant un peu. Tu crois vraiment que j’aurais pu te laisser toute seule dans cet enfer ?

Il ne savait plus du tout où il en était. La logique voulait qu’il lui reproche d’avoir fait rater leur plan le plus bêtement du monde, en trébuchant, quelle gourde ! Mais non, il n’y arrivait pas. C’était à peine s’il réalisait qu’il avait été à deux doigts de s’en sortir et qu’il avait tout foutu en l’air pour elle ! Oui, c’était pour elle qu’il avait jeté son avenir aux orties. Il la lâcha alors, se retournant de nouveau pour essayer de rassembler ses esprits…

Hermione porta instinctivement sa main à sa gorge pour la masser.

-Mais pourquoi ? Arriva-t-elle à bredouiller entre deux sanglots. Pourquoi t’être sacrifié pour moi. Je ne te servais qu’à actionner ces foutues clés de toute façon, alors pourquoi ?

-Pourquoi ? Tu veux savoir pourquoi, se retourna-t-il en hurlant de nouveau.
-Oui ! cria-t-elle de plus belle… je n’y comprends rien je…

Mais avant qu’elle n’eut le temps de finir sa phrase, il se jeta sur elle, la plaquant sur le lit et l’embrassa de force. Dans ce baiser, il mit toute la rage causée par cet échec, son désespoir d’être condamné à vivre ici, tous les sentiments qu’il avait refoulé jusque là. Lorsqu’il était vers ce vortex, prêt à sauter et à retrouver la liberté, il avait eu la faiblesse de se tourner vers elle pour la voir, par terre, le regard en déroute et lui criant de sauter sans elle. Mais il réalisa en une fraction de seconde qu’il ne trouverait jamais le repos de l’esprit en l’abandonnant. Elle était devenue bien plus qu’un moyen de sortir d’ici…

En pensant à ça, il exprima toute sa frustration en enlaçant la jeune femme qui, d’abord surprise tenta en vain de le repousser, mais étant sur elle, il ne lui laissa aucune chance de résister.

La Véritable question était : en avait-elle réellement envie ? Il venait de lui sauver la vie et voilà plusieurs nuits maintenant qu’elle rêvait de cet instant sans même oser se l’avouer ni même comprendre pourquoi. Quelques secondes plus tard, à bout de forces et ne pouvant plus lutter contre ses propres envies, elle se laissa aller dans cette étreinte brulante voir presque violente.

Leurs lèvres se cherchaient d’un côté, puis de l’autre comme si leur contact pouvait éteindre un incendie invisible, celui qui ravageait leurs cœurs depuis plusieurs semaines. La douceur n’était pas de mise, mais aucun d’eux n’en avait envie. C’était un élan vital pour oublier l’échec cuisant et leur sort désormais scellé.

Elle poussa même malgré elle un petit gémissement exprimant sa libération encourageant le serpentard à approfondir l’accomplissement de ses désirs. Il ne contrôlait plus rien et n’en avait plus rien à faire d’ailleurs. Quelques minutes auparavant il venait de renoncer volontairement à sa liberté pour elle alors elle lui appartenait et maintenant il exigeait son dû. Il glissa son bras gauche dans le creux de ses reins et sa main droite derrière sa nuque pour avoir une emprise parfaite sur elle alors que la gryffondor se laissait aller de plus en plus, perdant elle aussi le contrôle de ses mouvements sous cette passion dévorante. Toutes leurs frustrations explosaient en même temps comme pour noyer mutuellement la peine causée par leur échec. Elle l’enlaça à son tour, pour sentir sa chaleur contre elle.

Il était terriblement séduisant et la force qu’il exprimait dans cette étreinte apparut à Hermione comme un véritable rempart qu’elle saisit à la volée. Devant cet accueil, il commença à frotter légèrement son corps sur celui de sa partenaire qui gémit dans le baiser toujours brulant et qu’ils n’arrivaient pas à rompre. Ce fut chose faite lorsqu’il décida de s’attaquer à sa nuque, partie si sensible du corps féminin que le jeune chien fou enflamma rapidement alors qu’elle lui glissait une main dans les cheveux.

-Drago… murmura-t-elle de désir.

Mais le serpentard ne répondit pas, plus aucun jugement ne s’organisait dans son esprit. Tout ce qui importait, c’était ce corps si parfait, cette peau si douce contre laquelle il se frottait et qu’il dégustait avec la plus grande impatience. Il n’avait plus que ça ! Plus d’espoir, plus une seule chance de vivre, plus que ça.

Il continua sa progression vers le bas arrivant à l’arrondit de cette poitrine qui le narguait depuis des jours et des jours sans pouvoir ne serait-ce que l’effleurer. Enfin il allait pouvoir la goûter. Il fit descendre sa main droite le long du coup de sa partenaire pour empoigner ce sein qui n’appelait plus que ses lèvres et ne sentit même pas qu’Hermione avait desserré son étreinte. Alors qu’il allait enfin assouvir ses désirs, il entendit une petite voix lui murmurer quelques mots hésitants :

-Drago arrête… nous ne devrions pas.

Le serpentard prit cette phrase comme une douche glacée. C’était comme si son esprit réintégrait son corps après une chute vertigineuse. En une seconde il arrêta de prodiguer sa douce torture sur une amazone en déroute. Il releva ses yeux pour les figer dans ceux de sa partenaire au travers de ses mèches blondes et la respiration encore haletante. Ils restèrent quelques secondes ainsi, sans savoir ce qui venait de leur arriver ni même ce qu’ils étaient en train de faire. Il réalisa à cet instant qu’il avait encore une main sur son sein, sentant le cœur de sa belle complètement affolé. Il la retira alors comme s’il venait de la poser sur la queue d’une scroutard.

-Mais qu’est-ce qui cloche avec toi ! lui cria-t-il dessus.
-Quoi ? comment-ça qu’est-ce qui cloche avec moi ? lui répondit-elle sur le même ton. C’est pas parce que tu t’es sacrifié pour moi que je t’appartiens. Je ne t’ai rien demandé.
-Mais c’est pas vrai ça ! Drago pesta en se relevant. Tu… il se tourna vers elle alors qu’elle s’asseyait également sur le lit. Tu… tu penses vraiment que c’est uniquement pour… vraiment… T’as un gros problème Granger. Et puis merde pourquoi t’es si coincée. Au cas où tu l’aurais pas compris on est foutu ! Tu m’entends, foutu. Jamais plus on ne sortira de ce trou à rats et on va crever à petits feu. Alors pourquoi tu ne veux pas rendre ça… enfin…
-C’est bon t’as piqué ta crise et t’es calmé ? Elle était rouge de rage et sa réaction le surprit tellement qu’il la laissa parler. C’est justement pour ça que je ne veux pas. Déjà que ma première fois était très loin de l’idée que je m’en faisais, je ne veux pas… enfin j’aime Ron tu comprends. Moi je ne peux pas coucher avec n’importe qui.
-Ah ouais ! C’est ce que tu crois ? Que je n’attends qu’une chose, de coucher avec toi ? Et Weasley, tu veux te « réserver pour lui » peut-être.
-Ouais ! lui répondit-elle sur un ton de défis.
-Alors écoute-moi bien. Ron, tu le reverras jamais, tu m’entends, JAMAIS.

Il allait poursuivre mais son amazone venait de céder aux larmes de fatigue, de découragement et de déception. Elle ne semblait même plus l’écouter.

-Ah et puis arrête de chialer. Le monde a déjà tourné sans nous et il continuera…Il croisa les bras sur sa poitrine et attendit. Mais en réalité, il avait le cœur brisé. Lui, le grand Drago Malefoy venait de se prendre une veste monumentale de la part d’une fille de moldus. En l’embrassant, il avait essayé de lui dire qu’il ressentait plus que de l’amitié pour elle… qu’elle comptait vraiment à ses yeux et n’ayant pas les mots pour l’exprimer, le contact physique lui était apparu comme le meilleur des moyens. Mais non, elle n’avait rien compris. Et en plus elle venait de lui lancer le nom de weasley au visage. Est-ce qu’il aurait fait tout ça pour elle lui ? Il venait de se sacrifier rien que pour lui tenir compagnie, ça ne comptait pas ça peut-être ?

Mais les nerfs de la gryffondor venaient de lâcher. Elle n’en pouvait plus. Les tambours retentissaient au loin depuis leur tentative désespérée et son cœur vibrait au rythme sinistre de ces instruments. Elle était au-dessus de la peur et de l’angoisse, dans une sphère indescriptible. Les sentiments d’Hermione n’avaient plus aucun repaire. Ho bien sur, elle s’était servie de l’excuse de Ron pour le repousser, mais en réalité, c’était bien autre chose qui la bloquait.
Lorsqu’elle s’était retrouvée sous lui, croulant sous ses caresses et ses baisers elle avait… elle avait aimé. Mais aimer non seulement l’acte et les sensations qu’il lui avait procurées, mais lui aussi. Oui, elle avait éprouvé un sentiment d’amour envers son pire ennemi. Non ! C’était injuste de penser ainsi après ce qu’il venait de faire. Il n’était plus son pire ennemi, bien au contraire. Il était l’allier sur lequel elle pouvait compter. Mais il n’en restait pas moins « Drago Malefoy, je veux, je consomme, je jette, et surtout j’ai des concepts stupides sur la pureté du sang et rien ni personne ne me fera changer d’avis ». S’il la jetait comme il l’avait fait avec les autres, elle ne s’en relèverait pas. En temps normal peut être, mais ici, certainement pas…
Alors Hermione s’était ressaisie malgré la passion du moment, uniquement pour se protéger. Et là, elle pleurait, elle pleurait ses amis, sa tentative ratée, l’amour qu’elle éprouvait à cet instant pour deux hommes, du bonheur et de l’insouciance qu’elle ne connaitrait jamais plus.

-Arrête enfin. On savait que ça risquait de ne pas marcher et pour le coup, on s’en tire pas trop mal, nous sommes encore là. Ça aurait pu être pire… La voix de Drago s’était radoucie. Il n’aimait pas la voir si désappointée et s’en voulait d’avoir voulu profiter de la situation. Hermione allé… c’est rien va. Il s’assit à côté d’elle, d’abord à une distance respectable, puis, devant les larmes qui redoublaient, il fit un petit mouvement hésitant… il passa un bras mal assuré derrière les épaules de sa belle pour lui montrer sa présence. La gryffondor n’en pouvait plus, elle avait besoin de réconfort, besoin de chaleur humaine et saisit l’occasion pour se blottir contre lui. Ne lui en déplaise, elle ne lui laissait pas le choix.

Après toutes ses émotions, Drago compris ce qu’elle attendait et n’eut pas la force de la repousser une nouvelle fois. De toute manière, lui aussi avait besoin de réconfort. Il se recula et s’adossa contre le mur puis la tira à lui. Elle enfouit sa tête contre son épaule toujours en laissant aller ses émotions alors qu’il la serra dans ses bras. Ce mouvement lui parut presque naturel ce qui le surpris lui-même.

-Je te sortirais de là Hermione. Je t’en fais la promesse. On s’en sortira tous les deux, ensemble.

Et il la serra de plus belle se laissant aller lui aussi à verser une larme face à tout ce sur quoi il venait de tirer un trait pour ce petit bout de femme. Enfin, il scella sa promesse en lui déposant un léger baiser sur les cheveux.


Quelques instants plus tôt, à Poudlard, alors que tous les élèves étaient rassemblés dans la grande salle et que les débats sur le dernier accident en date en cours de métamorphose battait son plein, une sorte de disque lumineux apparut au beau milieu. Beaucoup prirent peur et se réfugièrent sous les tables alors que les gryffondors pour la majorité saisirent leurs baguettes, prêt à affronter un nouvel ennemi lorsqu’un petit journal vola au travers s’écrasant par terre avant de glisser entre les tables des poufsouffles et des serdaigles. Tous le regardèrent sans oser bouger et le disque de lumière disparu.

-Que personne ne bouge hurla la Directrice en se levant, la baguette dressée devant elle et immédiatement suivie par l’ensemble du corps enseignant.

Peu à peu, les élèves sortaient de dessous les tables, le carnet était l’objet de toutes les attentions, mais Minerva Mcgonagall était bien trop suspicieuse pour laisser un élève le toucher, elle demanda à tout le monde de s’écarter et pratiqua un sort pour révéler la magie cachée. Il s’avéra négatif. Elle put donc saisir le carnet, avec prudence tout de même, et l’ouvrit pour commencer à en lire les premières lignes à voix haute.

« Cher journal,

Je m’appelle Hermione Granger et je suis coincée en enfer avec Drago Malefoy ».
_________________
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MessagePosté le: 06/08/2007 10:20:42    Sujet du message: Publicité

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