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Chapitre 17 : Réactions en chaîne

 
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awax
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MessagePosté le: 06/08/2007 10:21:30    Sujet du message: Chapitre 17 : Réactions en chaîne Répondre en citant

À Poudlard, c’était la stupeur la plus totale. La Directrice eut du mal à lever les yeux du petit journal, mais elle reprit tout de même ses esprits et posa son regard sur un groupe de gryffondors, le souffle court. Ron ne réalisait pas. Pour Ginny c’était simplement une torture supplémentaire. Mais d’où provenait ce journal et pourquoi ?
Peu à peu les murmures se réveillèrent d’un peu partout. Les enseignants se regardaient sans pouvoir interpréter ce à quoi ils devaient faire face. Et c’est une nouvelle fois Minerva Mcgonagall qui montra l’exemple.

-Tout le monde à sa place, immédiatement. Poursuivez votre repas. Et elle amorça un demi-tour en direction de son bureau.
-Madame s’il vous plait… Harry, revenut pour soutenir ses amis après l’enterrement si difficile, voulait retenir la Directrice, sans savoir quoi lui demander. Toutes les émotions et l’incompréhension de la situation pouvait se traduire dans son regard en déroute.
-Monsieur Potter, finissez votre repas, si j’apprends quelque chose… Elle s’arrêta pour leur lancer un regard compatissant, soyez certains que vos amis et vous serez les premiers informés. Et elle s’éclipsa dans son bureau, laissant une salle sous le choc.

Ron ne pouvait plus bouger, c’est Patricia qui le tira par le bras pour l’obliger à s’asseoir, mais il ne put avaler une bouchée de plus ni même murmurer un seul mot. Pourquoi le destin jouait-il ainsi avec ses nerfs et son cœur. Alors que tout espoir semblait perdu, qu’ils tentaient de tracer un trait, d’aller de l’avant et de vivre simplement, ils avaient des nouvelles. Qu’est-ce que ça voulait dire « Cher journal, je m’appelle Hermione Granger et je suis coincée en enfer avec Drago Malefoy »… Elle était encore en vie, quelque part, elle avait encore le contrôle de son âme elle… Merlin que vivait-elle ? Et qu’est-ce que pouvait bien faire Malefoy avec elle. Est-ce qu’il la torturait dans un lieu sinistre, la gardant en vie pour mieux profiter de sa détresse ?

Ron n’en pouvait plus. Il se leva d’un bond alors que tout le monde tentait de l’obliger à se rasseoir, mais il s’en moquait bien.
-Vous pouvez rester là vous après ce que l’on vient d’entendre ? Et il se précipita en direction du bureau de la Directrice, les poings serrés.
-Il a raison. Déclara Harry en suivant son exemple, immédiatement imité par Patricia, Ginny et Neville.

Ils ne remarquèrent même pas que la même stupeur frappait la table des serpentards. Après avoir parcouru les couloirs à grandes enjambées, le petit groupe se posta face à la gargouille. Les uns après les autres, ils tentèrent tous les mots possibles et imaginables pour faire mouvoir cette satanée gargouille imperturbable et enfin obtenir les explications nécessaires. Tous voulaient comprendre ce qu’était ce journal, d’où il provenait et surtout si Hermione était encore en vie.

Ces interrogations là, Minerva se les posait également. Elle n’avait pas osé allumer les torches, dissimulant ainsi son inquiétude à ses prédécesseurs figés dans leurs tableaux. À la lueur de la pleine lune, elle caressait le petit journal sans même l’ouvrir. Qu’allait-elle pouvoir y trouver ? La preuve qu’une de ses élèves était en vie ? C’est ce qu’elle espérait, mais en même temps, cela prouvait qu’elle avait échoué. Elle avait abandonné la jeune femme et son compagnon d’infortune sans même essayer de la sortir de là. Il fallait qu’elle sache.

La précipitation la gagna alors rapidement et, comme en manque d’oxygène, elle commanda aux torches de s’allumer et ouvrit enfin le journal pour le lire le plus attentivement du monde.

Dévorant chaque mot, chaque phrase, chaque page, elle comprit comment Hermione avait survécu et où était passé Malefoy junior. Des larmes lui virent aux yeux en constatant ce qu’ils vivaient au quotidien. Hermione Granger était une élève brillante et avec une plume hors paire. Toutes les émotions qu’elle avait ressenti transpiraient à travers les quelques pages jaunies de ce carnet. Lorsqu’elle eut terminé deux bonnes heures plus tard, Minerva ferma le petit livret en respirant fort, la bouche grande ouverte. Elle avait la sensation d'être remontée à la surface sans eux et cherchait de l’oxygène.

« Pauvres enfants » exprima-t-elle à voix haute.

Peut-être que Drago n’était pas si « mauvais » après tout. Il était vrai qu’il tentait simplement de survivre et en bon serpentard, la fin justifie les moyens, mais Hermione Granger semblait penser le contraire. Elle expliquait également son évolution psychologique… Peut-être ferait-elle une bonne psychomancienne, mais pour cela, il faudrait la sortir de là. Oui, Morgole ou pas, le monde des sorciers s’était suffisamment asservit au fil des siècles pour ne pas se relever aujourd’hui et lutter. C’en était trop. Lorsqu’elle vit l’apnaya et la description que la gryffondor en faisait, Minerva se dérida un tout petit peu. Peut-être y avait-il un moyen après tout.

Il lui fallait de l’aide. L’apnaya était une plante, très bien… alors le professeur chourave devait bien la connaître. Ici à Poudlard, le corps enseignant était réputé pour être l’élite du monde de la recherche. Si seulement Sévérus Rogue était là. Et oui, Minerva le savait très bien, le regretté Dumbledor l’avait prévenu de son plan. Sévérus devait tout faire pour prouver sa loyauté à celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom, y comprit mettre fin à ses jours si cela se révélait utile à la cause. Seulement une ou deux autres personnes au ministère, étaient au courant de ce plan macabre et l’ordre du phénix bien évidemment. Rogue avait lutté un bon moment contre cette idée, savoir Dumbledor à ses côtés rassurait le ténébreux professeur. C’était l’homme à la barbe blanche qui l’avait guidé tout au long de sa vie, le seul à lui avoir fait confiance et à lui donner une seconde chance, alors le perdre en tant qu’allier à ses cotés avait déstabilisé l’opac Sévérus Rogue. Mais il n’avait pas eu le choix.

Aujourd’hui Minerva se sentait terriblement seule. Elle représentait l’autorité et l’assurance dont les élèves avaient besoin pour retrouver un semblant de sécurité, mais elle était fatiguée. Elle ne pourrait pas luter seule contre les Morgoles. Il lui fallait tirer un trait sur le maître des potions tant que le plus terrible des sorciers ne serait pas hors d’état de nuire. Alors sur qui pouvait-elle se reposer. Le professeur chourave avait certes de très bonne connaissances, mais elle n’agirait pas face au danger, pas comme il le faudrait.

Au bout d’une bonne heure de réflexion intense, elle en revint encore et toujours à la même conclusion. Les seuls qui auraient les épaules suffisamment larges pour l’aider seraient les membres de l’ordre du phénix et paradoxalement, un groupe d’adolescents. Après s’être remise de ses émotions, enfin en apparence au moins, elle prononça le « Docteur Rubendorphe » pour faire mouvoir la gargouille et laisser enfin monter le petit groupe qu’elle savait juste derrière l’entrée.

-L’espoir est permis jeunes gens. Miss Granger semble avoir survécu à la razzia.

Elle leur expliqua brièvement que Drago l’avait sortie de sa cellule, camouflée à la vue des morgoles et tout ce qu’elle avait pu lire dans ce petit journal. Ginny pleurait à chaudes larmes, Harry écoutait attentivement et Ron… Ron subissait la plus grande torture qu’on ne lui ait jamais infligée. Il ne disait rien, ne comprenait pas. Neville lui, avait déjà le carnet entre les mains pour analyser les croquis sur l’apnaya alors que Patricia soutenait le rouquin.

-L’heure est grave, je vais contacter les membres de l’ordre. Nous savons enfin ce qu’il se trame dans ces ténèbres. Et surtout que Miss Granger est encore en vie, enfin… Pourquoi son plan n’a-t-il pas fonctionné, pourquoi seul le carnet a traversé le vortex, nous ne le savons pas. Mais il reste un espoir. J’ai confiance en elle et maintenant en Monsieur Malefoy.

A ces mots, Ron voulut se redresser pour protester mais Ginny l’en empêcha.

-Même s’il reste qu’une infime petite chance qu’ils aient survécue à ce plan, reprit la Directrice, nous leur devons de la saisir et de les secourir. Je ne vous cache pas que je n’ais aucune idée de la façon dont nous devons procéder, mais nous allons le faire. Croyez-moi, nous allons tout tenter pour les ramener.

Chaque membre du petit groupe baissa la tête en signe d’approbation.

-Très bien. Alors chacun d’entre vous retourne à son dortoir. Pas un mot. Vous entendez, pas un mot ne doit filtrer. Nous ne savons pas les conséquences que cela pourrait avoir. Ne montrons pas à Voldemort que notre esprit est focalisé ailleurs que sur lui. Il profiterait de cette diversion pour attaquer. Et surtout mes enfants, n’informez pas les Granger.
-Mais… tenta de dire Harry.
-Il n’y a pas de mais qui tienne Monsieur Potter. Ces pauvres gens ont fait leur deuil, ne leur donnons pas de faux espoirs. Nous n’avons pas encore sauvé leur fille, c’est encore un projet que nous avons peu, très peu de chance de voir aboutir. Ils sauront de quoi il retourne au moment où nous pourrons mettre Hermione devant eux saine et sauve. Une dernière chose, nous ferons immédiatement courir la rumeur que ce carnet n'était qu'une blague de très mauvais goût et que nous cherchons les coupables de cette farce pour les punir sévèrement. En espérant que cela suffira à dissiper toute rumeur.

Sa voix était calme mais ferme et sans appel. Elle leur fit un signe de tête pour leur indiquer la sortie.

-Et puis si jamais les familles des sorcières disparues entendent parler de cette éventualité, reprit-elle un peu pour justifier son choix, nous serons envahit par les parents en pleurs, implorant et espérant un retour de leur enfant. C’est inconcevable étant donné que d’après Miss Granger, personne d’autre qu’elle et Monsieur Malefoy n’a survécu.

Alors qu’ils allaient tous sortir, Minerva leur tendit le journal, eux aussi devaient pourvoir comprendre et savoir ce qu’il arrivait à leur amie. Le petit groupe ne se rendit pas au dortoir des gryffondors mais à la salle sur demande pour discuter tranquillement. De manière classique, Harry avait commandé des fauteuils, des tasses de café et un bon feu de cheminé pour relaxer les esprits plus que tendus.
A peine la porte d’entrée passée, Ron laissa exploser la foule d’interrogations qui le hantaient.

-Alors… Hermione, elle est en vie ?
-C’est probable Ron, répondit Ginny sans grande conviction alors qu’Harry se positionnait, dos à eux, devant le feu de cheminée.
-Mais comment a-t-elle ? Comment Malefoy l’a-t-il cachée aux yeux des Morgoles ? Personne ne répondit. Il avait désormais les larmes aux yeux et bredouilla la suite. Ils l’ont enlevée parce qu’elle était vierge n’est-ce pas ? Alors…

Alors personne ne répondit mais tout le monde savait parfaitement la réponse. Il n’y avait pas trente-six façons ! c’était évident. Tous avaient beau tourner et retourner le problème dans leur esprit, une seule et unique réponse était possible, invraisemblable, mais possible.

Ginny détourna le regard et Neville arriva tout juste à bredouiller « c’est probable Ron ».

-Quoi ? comment-ça c’est probable hurla-t-il… S’il l’a touché je le tuerais ! je descendrais moi-même en enfer et je le tuerais.
-Arrête ! Hurla Ginny, arrête maintenant. Tu as entendu le récit de Mcgonagall ? Hein ? Il l’a sauvée et Hermione elle-même lui en est extrêmement reconnaissante. Sans Malefoy comme tu dis elle serait morte ! Non pire encore, elle serait devenue une esclave. C’est ce que tu voulais pour elle ? hein ? Continua-t-elle à hurler en poussant l’épaule de son frère pour le faire réagir. Alors quoi qu’il ait fait je l’en remercie, tu m’entends, je l’en remercie. Mais alors qu’elle bousculait un peu plus son frère, Harry la bloqua en l’enserrant dans ses bras pour la calmer. Elle se débâtit quelques secondes avant de succomber aux larmes.

Harry regarda Ron s’avachir sur un canapé la tête dans les mains.
-Elle n’est pas seule au moins. Pour une fois, Malefoy et elle sont dans la même galère. Alors cherche plutôt un moyen de la sortir de là. Le reste, ce n’est que secondaire Ron.

Pour Patricia qui avait assisté à toute la scène sans réagir, tout était terminé, elle avait la confirmation que sa sœur était bel et bien morte, tout comme Neville pour Luna. Depuis qu’elle avait rencontré Ron, sa peine s’était légèrement estompée. Elle l’avait tout de suite aimé. La détresse dans son regard l’avait touchée au plus au point. Elle le prit alors dans ses bras pour le consoler et surtout pour se consoler elle-même.

Bien qu’insupportable, la situation était étrange, ils avaient un espoir de revoir leur amie. Un seul et unique espoir, mais il était bel et bien là. Alors, en silence, chacun commença à lire le journal. Grâce à un sort de multiplication, le petit groupe put obtenir suffisamment d’exemplaires pour découvrir en même temps ce que fut la vie d’Hermione durant le mois écoulé.

Ron pleura en silence lorsqu’il eut la confirmation de ce dont il redoutait. Puis, au fil de sa lecture, ses larmes redoublèrent sans que personne ne relève quoi que ce soit. Sa détresse s’expliquait par l’amour qu’il portait à sa gryffondor, de la savoir dans une situation pareille, de voir son opinion changer à l’encontre de ce mangemort junior et enfin de soupçonner ce que même Hermione refusait d’admettre : qu’elle éprouvait de l’amour envers son sauveur. Vu de l’extérieur, tout apparaissait clairement sur ses sentiments, si elle, empêtrée dans cette situation, n’analysait rien, les mots qu’elle employait n’admettait aucune équivoque. Evidemment qu’il lui « pardonnait » l’acte avec Malefoy, c’était plus qu’évident, elle n’avait pas eu le choix. En revanche, découvrire qu’elle éprouvait des sentiments pour lui, c’était au dessus de ses forces. Il était un être abjecte et se servait d’elle enfin, elle ne pouvait pas ouvrire les yeux. SI lui pensait l’avoir perdu, Hermione savait que Ron était encore en vie et pourtant elle ne parlait pas du tout de lui, elle ne disait pas qu’il lui manquait, pas un seul mot ou une seule pensée à son égard !

Il ne put finir cette lecture insupportable et quitta la salle sur demande sans un mot. Patricia le suivit, prétextant être fatiguée, mais elle n’avait plus qu’un objectif : saisir sa chance pour remplacer l’élue du cœur de Ron.

En Morgolie, les choses avaient changées. Hermione et Drago s’étaient endormis, dans les bras l’un de l’autre et n’arrivaient plus à se lâcher. Ils étaient épuisés, aussi bien physiquement que moralement et leur motivation était au plus bas. Ils avaient épuisé leurs réserves la veille et pourtant, ils dormaient, presque insouciants. De toute façon, à quoi bon ? Maintenant, ils n’avaient plus les clés, restées sur les serrures, la salle du vortex serait inévitablement gardée par tout un contingent militaire.

Lorsqu’Hermione se réveilla, elle enlaça encore un peu plus le corps de son protecteur, se collant désespérément à lui. Ce mouvement réveilla Drago qui sourit en la sentant si proche. Il pouvait enfin se laisser aller et la prendre contre lui. Elle était parvenue à faire tomber les dernières barrières mentales qu’il s’était érigé et Merlin que c’était bon. Si seulement il pouvait trouver les mots. Lui dire qu’il était resté car la vie à l’air libre sans elle n’aurait aucune saveur. Non, il ne pouvait pas… quand même, il n’éprouvait pas ce sentiment si fort pour une sang de bourbes ? non ?
Et puis merde, c’était une femme, sorcière ou non, c’était une femme merveilleuse, courageuse et intelligente. Quelqu’un qui savait lui tenir tête, affirmer ses opinions envers et contre tout et… et elle en aimait un autre…

Drago sentit une vague de haine et de rage monter en lui. Il haïssait ce Weasley de Malheur qui continuait à emprisonner le cœur de son amazone même ici et rageait de ne pas pouvoir obtenir ce qu’il voulait. Mais il prit une résolution, tel un serpent tapis dans l’ombre, il attendrait son heure. Tôt ou tard, Hermione se rendrait compte qu’ils ne sortiraient pas d’ici et qu’elle n’aurait plus que lui. Oui, il patienterait. Et qu’elle l’aime ou pas, il l’aurait, il l’avait déjà un peu d’ailleurs et la serra fort contre lui.

Merlin qu’elle était bien. Les bras de Drago étaient… elle ne pouvait même pas l’expliquer. La sécurité et le réconfort qui lui manquait, elle les puisait là. Depuis le temps qu’elle attendait de ressentir ça. Drago ! Il était si beau depuis qu’il avait laissé tomber son masque narquois, et si attachant et si… Si tout !… ce qu’il éveillait en elle… Hermione se détestait de penser et de ressentir ça. Mais il lui avait sauvé la vie. Elle ne pouvait plus se servir de son excuse préférée pour ne pas s’attacher à lui, à savoir qu’il avait simplement besoin d’elle pour sortir d’ici. Non, là il aurait pu partir, mais il était resté pour elle. C’était incroyable. Jamais personne ne lui avait fait un tel présent. En renonçant à sa liberté, il lui avait fait don de sa vie ni plus ni moins. Et puis ce baiser, cette passion qui avait éclos en elle sous ses caresses. C’était à peine croyable. Mais il fallait qu’elle se ressaisisse, oui, elle allait sortir d’ici et retrouver Ron et… elle ne pouvait pas lui être infidèle une seconde fois.

Oui, elle aimait Ron, c’était certain. Enfin, peut être n’avait-elle jamais ressentit une passion comme la veille avec le serpentard, mais c’était certainement dû à la situation.

Alors qu’Hermione était perdue dans ses pensées, elle sentit les lèvres de Drago se poser sur son front et fondit sous la douceur de ce contact. Merlin, pourquoi ses sens s’affolaient-il ainsi ? Il avait un esprit malsain et croyait en la supériorité du sang ! C’était vrai qu’il n’allait pas provoquer les évènements pour les affronter en face, mais sous la menace et lorsqu’il était au pied du mur, il agissait. Il n’était peut être pas le meilleur, mais il tentait ce qu’il pouvait. Et puis ses choix n’étaient pas si mauvais finalement et…

-Hermione ! Il faut qu’on réagisse. Lui murmura-t-il.

Elle se recula alors pour le contempler et ils s’échangèrent un sourire un peu gêné.

-Nous sommes là, et coincés certes, reprit-il. Mais nous ne pouvons pas nous laisser aller.
-Je suis d’accord acquiesça-t-elle en se relevant bien à contre cœur.

-Alors pour une fois, j’ai une idée sur ce qu’il faut faire. Déjà, il faut espérer que quelqu’un ait eu ton journal à Poudlard. Si c’est le cas, ils sauront que nous sommes en vie.
-Et c’est ça ton plan ! Attendre qu’ils viennent ?
-Mais non ! Laisse-moi finir enfin.

Hermione fit un geste devant sa bouche comme si elle fermait une fermeture éclaire et jetait la clé loin derrière elle. Ces petits geste espiègles, Drago s’en serait ouvertement moqué à Poudlard, mais ici, il trouvait ça presque craquant…

-Alors jusqu’à présent, nous nous contentions des niveaux allant de la salle du trône à celle du vortex en passant par la salle des cérémonies. Mais les dédales de ce monde sont bien plus profonds. Après avoir passé les appartements royaux, le couloir continue et nous ne l’avons jamais parcouru, tout comme celui qui part à droite, tu sais, après les geôles des filles… J’sais pas si t’as remarqué, mais y’a comme une ouverture en bas du mur, peut être que cela peut nous ouvrir de nouveaux horizons. Tu vois, tout un tas de couloirs que nous n’avons pas arpenté.

-Et alors. La salle du Vortex est le seul espoir de sortie Drago…
-On n’en sait rien ! Même Mélinda n’en parle pas dans son journal. Je sais que la lumière qui nous entoure ne va pas là-bas et qu’il était trop dangereux de s’aventurer dans le noir, mais comme nous disposons d’une torche maintenant, nous pouvons y aller. Tout ce qui est à prendre, nous devons nous en emparer, une information, un détail, n’importe quoi.
-Oui, tu as raison, il faut tout tenter. Je ne veux pas mou… Mais la gryffondor ne put continuer, Drago lui avait délicatement posé en doigt sur la bouche.
-Un jour quelqu’un m’a dit d’arrêter d’être pessimiste. Alors tu as faim ?

La réponse fut évidemment négative. Ils n’avaient plus aucune notion du moment de la journée ni du temps qu’ils avaient dormi. Les Morgoles semblaient toujours agités et des bruits de cors retentissaient ci et là, mais peu importait. De toute manière, ils ne pouvaient pas pénétrer dans la citée ancienne, alors ils pouvaient bien brasser autant d’air qu’ils le désiraient… ça ne servirait à rien du tout ! Et même Hermione ne s’en souciait plus, à la plus grande fierté de Drago.

Ils décidèrent de commencer par le couloir longeant les appartements du roi. C’était sans aucun doute les plus accessibles. La torche avait deux avantages : elle procurait de la lumière là où l’obscurité régnait et brûlait les toiles d’araignée avant le passage des deux jeunes gens. Ces couloirs-ci étaient de loin les plus anciens et étant privés de lumière, ni Mélinda ni personne d’autre ne semblait les avoir visité depuis des siècles.

Les toiles d’araignées n’étaient plus seulement gênantes et désagréables, mais elles obstruaient littéralement le passage et une deuxième torche n’aurait pas été du superflu. Lorsqu’Hermione suggéra cette idée, Drago lui sorti un « c’est même pas la peine d’y penser » et continua sa route. Ils avançaient particulièrement lentement et la torche ne défrayait qu’un passage étroit. Ceci pour le plus grand bonheur du jeune homme qui sentait son amazone se coller à lui. La gryffondor était pleine de courage face aux Morgoles certes, mais à la vision de petits insectes rampants s’enfuyant à la lueur de leur torche son attitude l’aurait tout droit envoyée chez les Poufsouffles. Lorsque Drago lui fit la remarque il se prit un bon coup de coude dans les côtes. Bien fait !

Après environ deux cent mètres, ils arrivèrent en face d’une première fenêtre. Elle était bien plus large que celles dont ils avaient l’habitude et d’une architecture légèrement différente. Le fronton était voûté et quelques sculptures apparaissaient en son centre. Hermione en déduisit simplement que ces couloirs, plus anciens avaient été bâtis au tout début de l’invasion de l’apnaya. L’épidémie avait dû débuter lentement et les premières fenêtres semblaient travaillées sur le plan architectural. Puis l’infestation avait dû se produire de manière exponentielle et le côté « esthétique » avait été complètement abandonné pour parer au plus pressé.

Arrivés en face d’une salle de la citée nouvelle, ils furent surpris de trouver une salle déserte. Cela ressemblait à une sorte de débarra relativement bien organisé. Contrairement aux autres salles de la citée nouvelle, l’entrée de cette pièce n’était pas une ouverture mais scellée d’une lourde porte en bois. L’agencement de la pièce était sommaire, on aurait dit la grande salle de Poudlard en miniature, quatre petites tables en bois parallèles et une perpendiculaire aux autres. Sur chacune d’elles s’amoncelaient des objets de tailles et de formes différentes. Difficile de dire à quoi ils pouvaient servir.

Après quelques minutes d’observation, Hermione fit remarquer un détail au serpentard : les objets de la table la plus à gauche étaient couverts de poussière et l’on observait une sorte de dégradé en allant vers la droite où ceux de la dernière table étincelaient.

Un bruit de voix les fit sursauter. Des Morgoles semblaient arriver vers eux. Plusieurs serrures se crochetèrent durant quelques longues secondes. La salle devait avoir une certaine importance pour qu’elle soit si hermétiquement fermée. Deux gardes entrèrent et l’un d’entre eux tenait ce qui pouvait s’apparenter le plus à un miroir sur pieds mais une pierre noire se substituait à la glace.

-Amène le miroir du « spiritaes », ramène le miroir du « spiritaes »… s’agaça l’une des deux bestioles. Il ne peut pas le garder avec lui !
-Ce que le roi veut, nous devons le lui apporter. Ne discute pas les ordres.
-Peut-être, mais depuis que la fille lui a échappé, le roi n’est plus vraiment cohérent. Il va commettre la même erreur que son père. Si Arniok était au pouvoir, je t’assure que le collectif serait remonté depuis longtemps.

Les deux gardes venaient de déposer le miroir et s’apprêtaient à passer de nouveau la porte d’entrée. Ils continuèrent leur conversation en refermant le passage derrière eux, une fois de plus, les serrures se clapsèrent et le silence repris ses droits.

-Regarde, murmura-t-elle à Drago qui s’affola en lui faisant signe de se taire.
-Oh ça va, reprit-elle toujours à voix basse. Tu vois bien qu’il n’y a aucun Morgole dans ce secteur là. De toute façon, ils sont bien trop occupés à garder les salles du trône et du Portail pour s’occuper de ce dépotoir. Non, sérieusement, regarde ce miroir… Ils ont parlé de spiritaes, ça doit être celui qui permet de voir Poudlard.
-Peut-être, se hasarda-t-il, mais qu’est-ce que ça change ?
-Eh bien si nous pouvons voir ce qu’il se passe à l’école, peut-être pourrons nous savoir s’ils nous recherchent ou bien simplement entrer en contact la surface. Je ne sais pas moi…

Drago soupira en levant les yeux au ciel.
-Ne me dit pas que tu le veux ?
-Y’a personne ! et puis même s’il reviennent, rien que le temps qu’ils ouvrent toutes ces serrures, on a le temps de vider la pièce. Garde la fenêtre ouverte pour moi et attends deux secondes, je vais le chercher.
-Hors de question !
-Mais je ne te laisse pas le choix, le défia-t-elle.

Nouveau soupir de la part du vert et argent qui, pour une foi, plaignit intérieurement Potter !

-Bon j’y vais expira-t-il.
-Non. Je ne t’ai pas demandé de la faire à ma place et…
-ouais et s’il pèse trop lourd pour toi ? Aller pas de discussion.

En un instant, Drago pénétra dans la citée nouvelle et se dirigea d’un pas décidé vers le miroir. Finalement, il ne fut pas si lourd que ça et il accomplit sa mission en moins d’une minute. A peine la fenêtre de nouveau franchit avec son encombrant fardeau, le serpentard se permit de plaisanter : « ça devient trop facile » !

Hermione lui répondit d’un sourire et le conduisit, la torche en avant jusqu’aux couloirs qu’ils connaissaient si bien tout d’abord et en suite jusqu’à leur dortoir.
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MessagePosté le: 06/08/2007 10:21:30    Sujet du message: Publicité

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