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Chapitre 18 : La vengeance se déguste chaude

 
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awax
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MessagePosté le: 06/08/2007 10:24:43    Sujet du message: Chapitre 18 : La vengeance se déguste chaude Répondre en citant

Mais pourquoi ça ne fonctionne pas ? Désespéra Hermione après plus d'une heure d'essais infructueux pour établir un lien avec Poudlard via le fameux miroir.
-J’en sais rien, on a tout essayé j’ai l’impression. Lui répondit un Drago pas très concerné.
-Non pas tout, quelque chose nous échappe… forcément.

Hermione tentait tout pour ne pas montrer à son partenaire que ses forces l’abandonnaient. Elle n’en pouvait plus et ne se remettait toujours pas de leur échec. Un mois dans ce lieu commençait à avoir raison de son moral d’acier. Les larmes lui montaient aux yeux à chaque secondes mais sa fierté l’empêchait de craquer une nouvelle fois.

Trois heures plus tard, toujours aucun résultat. Drago parvint tout de même à l’obliger à aller chercher de la nourriture, mais ce ne fut qu’un bref aller/retour.

Deux heures plus tard… après avoir tenté toutes les formules possibles et imaginables en désespoir de cause, d’avoir imploré et tambouriné après la pierre noire, Hermione s’était enfin remise à l’écriture d’un nouveau journal sur le dernier carnet dont ils disposaient. Drago, lui avait emprunté quelques pages pour tenter d’établir un plan des couloirs selon une échelle la plus réaliste possible, mais l’architecture n’était décidément pas une voix d’avenir pour lui.

Trente deux minutes plus tard :
-Hermione regarde ! Drago pointait le fameux miroir…
Une lumière diffuse semblait apparaître.
-Mais bien sûr ! s’exclama la gryffondor en se levant d’un bond. Ce n’était une question de sort ! c’est juste qu’il faisait nuit. Regarde, le jour se lève sur Poudlard. Et dire que nous pensions être dans l’après-midi. On va peut-être pouvoir reprendre un rythme normal grâce à ce miroir et avec un peu de chance, on arrivera à savoir même quel jour nous sommes.

Drago ne voulut pas lui gâcher son enthousiasme, mais franchement, étais-ce bien là l’important ? bref. Alors qu’ils regardaient la lumière filtrer à travers une chambre typiquement gryffondorienne, non sans une profonde émotion, ils espéraient pouvoir obtenir rapidement des nouvelles ou même apercevoir un visage familier. Pour l’instant, aucune âme ne se décidait à passer devant le miroir, mais Hermione avait bien reconnu sa chambre comme elle l’avait supposé plusieurs semaines avant.

Ils n’avaient pas de son, mais l’image suffirait à réconforter leurs cœurs.

-Une autre fille a emménagé ici, regarde le sac au fond. Ça n’est pas le mien. Mes parents ont dû venir récupérer mes affaires. Le ton de la jeune femme était amer, mais elle parvint à contenir son émotion.

Les deux Poudlariens fixaient avidement la chambre rouge et or, Drago enviait sa compagne qui allait probablement voir ses amies, les sœurs Patiles. Ce qu’il ignorait, c’est qu’avec le peu d’effectifs à Poudlard, les 6ème et 7ème années bénéficiaient de dortoirs à deux. Les années inférieures avaient été regroupées entre elles, laissant plus de tranquillité aux dernières années pour un travail plus efficace. Lavande et Parvati avaient déménagé, laissant la chambre d’Hermione à Ginny et Patricia.

Mais une surprise leur apparut et Hermione ne peut réfréner un mouvement pratiquement hystérique, se précipitant sur le miroir :

-Merlin Ron ! Ron je suis là… Les larmes qu’elle refoulait jaillirent en un instant. Drago ne bougea pas d’un poil alors que la gryffondor tambourinait avec ses mains sur la pierre toujours imperturbable. Mais le rouquin ne fit que passer devant le miroir, en caleçon et les cheveux en vrac. Sa trajectoire indiquait qu’il venait de se lever du lit pour aller vers la salle de bain, le tout dans un bâillement incommensurable.
-Ron ! Continuait à hurler la jeune femme entre deux sanglots, Ron je suis là, s’il te plait, regarde moi Ron….

Alors qu’elle tambourinait de plus en plus fort, Drago réagit enfin et vint l’immobiliser. Elle se débâtit un bon moment, voulant le repousser et continuant à hurler le nom de Weasley, c’est alors que le serpentard, ne sachant pas comment la calmer la gifla pour stopper sa crise. Sa tactique fonctionna à merveille et Hermione se figea en le regardant, une main sur sa joue.

- Excuse-moi Hermione ! Mais…

Pour une fois, elle n’avait rien à dire, il avait eut raison. Revoir Ron, même brièvement après tout ce temps c’était… le voir en temps réel, pouvoir presque le toucher sans qu’il ne puisse la voir et la tirer à lui... Difficile de se retenir, mais il avait raison. Elle pourrait crier tant qu'elle voudrait, ça ne changerait rien. Jadis, c'était Hermione qui se trouvait de l'autre côté du miroir, le roi Morgole l'observant, mais jamais elle n'avait entendu un quelconque bruit. Alors rien ne servait de frapper cette pierre.
-Mais qu’est-ce qu’il fait dans le dortoir des filles ? Bredouilla-t-elle.
-…
-A moins que la razzia ai un peu tout désorganisé et que finalement les garçons aient hérité de cette chambre aussi… poursuivit-elle à mi-mots, très peu sûre d’elle.

Mais sa théorie fut immédiatement ébranlée à la vision d’une jeune femme qu’elle n’avait jamais vu et qui vint s’asseoir devant le miroir pour se recoiffer. Hermione resta la bouche ouverte devant un Drago qui se sentit partager. Il venait évidemment de comprendre ce que cela signifiait, mais comment devait-il réagir. Jubiler parce que Weasley venait de faire la connerie la plus monumentale de sa vie ou bien empêcher Hermione de regarder pour la préserver… Décidément, trois mois ici l’avaient profondément changé :

-Hermione, tu ne devrais pas regarder.
-Et pourquoi ? Jappa-t-elle en lui lançant un regard assassin.
-Tu sais, je pense que ce n’est pas le dortoir des garçons et que…
-Mais non, j’ai confiance en Ron, il…
-Tu vois, moi je n’ais rien sous entendu… Je pense que tu comprend parfaitement tout ce que cela signifie.

Elle s’arrêta et se replaça face à la vérité. Pourquoi devrait-elle se justifier. Ron et elle avaient attendu d’être plus matures pour coucher ensemble, il avait mis plus de six ans à se déclarer alors ce n’est pas après un mois d’absence qu’il pourrait lui faire ça !
-Mais tu sais, il doit certainement penser que tu es… enfin…
-…

Alors que Patricia se recoiffait consciencieusement pour être présentable devant son amant, elle ne s’imaginait pas qu’on la regardait avec la plus grande attention. Elle vérifia qu’elle n’avait rien entre les dents, se jeta visiblement un sort d’haleine fraîche et se passa un peu de lotion revitalisante sur le visage.

« Être naturelle oui, mais faut pas pousser quand même ! » pensa-t-elle.

La veille, lorsqu’elle avait rejoint Ron pour le réconforter, elle ne s’était pas imaginée qu’il l’embrasserait avant même de passer le portrait de la grosse dame. Hermione lui avait piétiné le cœur en couchant avec Malefoy. L’esprit confus et en bon gryffondor, la première idée qui lui était passée par la tête à savoir la vengeance, il l’avait concrétisée ! Bêtement, naïvement, stupidement et tous les mots piteux en « ent » !

La nouvelle occupante des appartements d’Hermione entendit la porte de la salle de bain s’ouvrir.

« Et s’il n’avait pas aimé ? S’il ne m’aimait pas ? » s’interrogea-t-elle avec angoisse.

Non il fallait qu’elle se ressaisisse, évidemment qu’il ne l’aimait pas, enfin pas encore, mais cela viendrait.

De son côté, Ron avait tenté d’organiser ses idées sous la douche. Que venait-il de faire ? Il apprenait qu’Hermione était en vie et seul son amour propre en avait pris un coup ! Mais quel crétin ! Tourmenté de remords et abasourdit par sa propre stupidité, il faillit vomir dans la douche. Le jeune homme savait parfaitement que sa réaction avait été absolument méprisable. Lui-même n'osait même plus se regarder dans une glace. Hermione, la femme qu'il aimait et qu'il croyait avoir perdu était en vie, quelque part et lui, il avait osé la tromper. Pourquoi avait-il réagit ainsi ? En tournant et retournant le problème dans son esprit, il réalisa que l'acte avec Malefoy n'en était pas la raison. Evidemment qu'il avait compris ! entre cela ou la mort, elle avait eu raison.

Non, ce qui avait anéanti Ron, c'était les termes qu'employait sa gryffondor pour parler de cette fouine. Elle éprouvait des sentiments pour lui et semblait avoir tout oublié sur les années précédentes. Hermione ne parlait plus des sarcasmes et des insultes contre lesquelles il l'avait défendu à maintes reprises, mais de la générosité et du courage de ce mangemort en puissance. Si un serpentard était courageux, ça se saurait depuis longtemps ! Comment pouvait-elle éprouver des sentiments pour lui ? Eux la croyaient morte, mais elle... elle savait parfaitement qu'ils la cherchaient, alors pourquoi prenait-elle la peine d'apprendre à connaître cette raclure d'égout ?

Il rumina ainsi un bon bout de temps sous l'eau chaude, puis en revint à la même conclusion : les circonstances semblaient extrêmes. Il fallait lui laisser le bénéfice du doute et lui offrire une chance de s'expliquer. Il avait commis une erreur avec la jeune française et il se devait de la réparer.

Maintenant il allait courageusement affronter Patricia et lui dire. En fait, ce serait particulièrement difficile. Il devait admettre qu'elle était la première à… enfin il n’avait jamais… vous voyez quoi ! Et le pire dans tout ceci, c'était qu’il avait aimé ce moment de complicité entre eux.

« Allez, courage mon vieux ». Se motiva-t-il.

En sortant de la douche, il se dirigea droit sur Patricia qui, très émue, se leva pour le prendre dans ses bras, tournant ainsi le dos au miroir.

-Patricia… Il faut que je te dise.
-Je sais Ron, maugréa-t-elle en baissant la tête. Je sais parfaitement que tu ne m’aimes pas et… Et fatalement ses yeux s’humidifièrent.
-Hey… lui répondit le jeune homme en lui relevant le menton d’un doigt pour la regarder en face…


-Ils disent quoi ? demanda Hermione.
-J’en sais rien, j’vois pas la tête de Weasmoche, la nana le cache ! lui répondit-il penaud.
-Mais pourquoi… et qu’est-ce que… ?


-J’ai vraiment aimé, murmura Ron à Patricia. Nous avons eu beaucoup de chance que Ginny dorme avec Harry hier soir et je ne regrette rien, tu as été formidable. Mais… c’est la situation. Si nous nous étions rencontré dans des conditions différentes…

Depuis la Morgolie, la scène apparaissait vraiment comme une discussion entre amoureux. Et cette impression fut confortée lorsque Ron embrassa Patricia en guise d’adieu…

-Noooon !!! hurla Hermione, se laissant tomber genoux au sol.

Drago ne bougea pas, stupéfait par la réaction de Weasley… l'inquiétude le gagna, s'ils avaient eu le journal, apprenant leur situation, ce sorcier de pacotille n'aurait certainement pas couché avec la première venue.

-Espèce de morve de troll ! Je vais t’étriper Ron… ça fait tout juste un mois que vous avez dû m’enterrer et déjà tu te précipite dans les bras d’une autre ! Je te jure que je vais sortir d’ici et que je t’arracherais le cœur pour t’en faire un pendentif. Je vais tellement te botter le postérieur que le sort de « crache limaces » que tu avais reçu en deuxième année t'apparaîtra comme une friandise. Et moi qui avais des scrupules… Tu vas me le payer au centuple. Je te jure que tu vas me le payer.

Cette dernière phrase tilta aux oreilles du beau blond qui attendait son heure. Le feu vert était lancé au serpent. Il fit pivoter le miroir pour ne plus être confronté à l’image des dortoirs, et se baissa pour la réconforter, sachant qu’être présent à cet instant lui permettrait de marquer un grand nombre de points.

-Chuuuuuuuuuuuuuuuuuut… lui chuchota-t-il en la prenant dans ses bras.

Elle se blottit un instant contre lui, se laissant caresser tendrement les cheveux. Cette douceur l’apaisait. Comment pouvait-elle l’apaiser si efficacement après toutes ces catastrophes d’ailleurs ? Mais peu importait. C’est à cet instant précis que Drago Malefoy prononça la phrase la plus heureuse de sa vie. Cette unique petite phrase fit basculer Hermione Granger dans les affres de la vengeance, la poussant là où elle n’aurait jamais pensé aller. Si Drago avait changé durant ces trois mois, il n'était pas le seul. Hermione laissa de côté ses idéaux et ses principes si irréprochables pour se laisser envahir par un sentiment de haine, de jalousie et de soif de vengeance. Elle n'avait plus la force de lutter contre ses propres démons et pour une fois, non seulement elle ne les repoussait pas, mais elle les invoquait pour qu'ils prennent possession de son âme.

-Je t’aiderais à te venger. Je suis de ton côté, quelque soit le moyen que tu veuilles utiliser Hermione, je t’aiderais. A cet instant, Drago pensait à de la torture, un bon vieux doloris ou alors une humiliation, son esprit foisonnait d’idées en tout genre qu’il était prêt à mettre au service de son amazone.

Elle releva alors les yeux, plongeant son regard dans celui de l’homme qu’elle désirait depuis plusieurs semaines sans oser concrétiser ses envies, et son visage changea brutalement d’expression. De la victime, elle devint le bourreau… ho oui, Ron allait le lui payer. Quelle meilleure vengeance de le tromper avec son pire ennemi et de son plein gré ? La dernière fois, ça ne comptait pas, elle était obligée par les circonstances, mais là, c’est elle qui prenait les devants en toute connaissance de cause.

Elle embrassa alors Drago fougueusement, sans préavis. Un baiser ne laissant aucun doute sur la suite qui allait fatalement en découler. Lorsqu’il lui avait proposé une vengeance, Drago n’avait donc absolument pas pensé à ça, mais il se plia à sa volonté. Son comportement de conquérante, presque de méchanceté et de pénitence infligée l’excita au plus haut point.

Il lui répondit alors avec fureur et savait à présent qu’elle ne le stopperait pas comme la veille. Il la porta alors jusqu’au lit sans rompre le contact avec la jeune furie qui lui dévorait les lèvres pour son plus grand bonheur. Lorsqu’il la déposa, elle se releva aussitôt pour s’agenouiller sur la paillasse et commença d’emblée à lui ôter son sweet, laissant apparaître un torse opale et presque imberbe. La tête à peine émergée de son pull et les cheveux en bataille, Drago sentit les lèvres fiévreuses d’Hermione se déposer sur lui sans aucune logique et déjà ses mains se dirigeaient vers l’ouverture de son pantalon.

Il ferma les yeux pour mieux profiter de ce contact mais dû les rouvrir aussitôt. La vengeresse avait cessé ses prodigieuses caresses et le regardait un peu anxieuse, les lèvres tremblantes. Il attendit donc un instant, lui laissant le temps de formuler son objection, déjà prêt psychologiquement à tout stopper.

-Drago je… enfin tu sais pourquoi… tu… C’est parce que… Elle n’arrivait pas à organiser ses idées.
-Je sais, tu le fais uniquement par vengeance.

Elle acquiesça en baissant les yeux.

En bon gentleman, il aurait dû la raisonner, lui dire que ça n’était pas une raison suffisante pour s’abandonner dans les bras d’un autre, mais il en avait mare. Mare d’être le bon samaritain, ça n’était pas lui. Il avait envie d’elle et son désire devait exploser d’une manière où d’une autre. Alors vengeance ou pas, il la posséderait maintenant.

-J’ai dit que je ferais n’importe quoi pour t’aider. J’irais même le narguer moi-même si tu me le demandes et ce avec le plus grand plaisir.

Ça n’était pas exactement ce qu’Hermione voulait lui dire. Elle aurait voulut lui expliquer que justement, si elle se retenait jusqu’à présent, c’était uniquement pour ne pas blesser Ron, mais qu’elle s’était déjà attachée à Drago. Alors assister à cette scène et comprendre ce qu’elle sous-entendait avait été le facteur déclenchant. En restant avec elle, le serpentard avait abattu la première barrière, la deuxième et dernière venait d’être piétinée par son ami d’enfance.

Mais peu importait ce qu’il croyait. Au moins, elle pouvait lui faire l’amour sans qu’il ne suspecte un quelconque sentiment amoureux. L’humiliation en serait moins grande par la suite, lorsque fatalement, il la rejetterait. Elle l’embrassa alors à nouveau en dirigeant ses mains vers la fameuse ouverture et libéra enfin le corps de son amant, qui ne portait plus qu’un sous-vêtement.
Sans rompre le contact, Drago entreprit également de déshabiller sa partenaire, ce qui fut très facile vu qu’elle ne portait pratiquement rien. Son premier geste fut de défaire brillamment l’attache de ce soutien-gorge pour qu’il libère enfin ses deux otages. De la même main avec laquelle il venait de réaliser cet exploit, il enlaça son amazone et s’appuya sur son autre bras pour la faire basculer lentement en arrière tout en l’embrassant. Il se retrouva à nouveau sur elle, et le contact charnel de leurs deux torses nus les rendait dingues.

Hermione avait la peau aussi douce et fine qu’une pêche, le fruit préféré de Drago. En toute logique, il voulut aller la goûter, mais deux mains passant sous son boxer pour lui caresser les fesses le bloquèrent net. Il releva alors la tête pour regarder son amazone, un léger sourire de vainqueur en coin et un sourcil levé lui exprimant son étonnement.

-J’ai envie de toi, maintenant, lui répondit-elle, déterminée. En réalité, elle voulait masquer son appréhension et ne se sentait pas à l’aise dans l’étape des préliminaires.

Il n’en fallut pas plus à Drago qui se redressa, ôta lui-même le tissu empêchant de prouver son désir à sa partenaire et s’attaqua immédiatement au reste des vêtements de la jeune femme. Hermione rougit un instant d’être nue devant lui sans même avoir eu le temps de réagir. Il fallait avouer que c’était la première fois qu’un homme la contemplait sans aucun vêtement, et Merlin savait qu’il la dévorait des yeux. Elle était sublime, parfaite, peut être un peu maigre, mais lui non plus n’avait plus vraiment une musculature avantageuse.

Devant son trouble, il se rallongea à côté d’elle et bascula la couverture sur eux. Il aurait bien le temps de la contempler plus tard. Ce qui urgeait à présent, c’était d’éteindre l’incendie incontrôlable qui les ravageait tous les deux. Il rebascula sur elle en l’embrassant, sans aucune douceur ni aucun répit, mais Hermione ne s’en plaignait pas, au contraire. Le romantisme, elle l’avait espérer avec Ron. A l’instant présent, plus elle ferait l’amour de façon bestiale avec Malefoy, plus elle poignarderait le cœur de ce traître qui avait fusillé ses derniers rêves.

A présent, la gryffondor promenait ses mains partout dans le dos de Drago, parfois descendant jusqu’à son merveilleux fessier, parfois remontant dans la racine de ses cheveux pour l’empêcher de rompre le fougueux baiser qu’il lui prodiguait. Instinctivement, elle écarta les jambes pour qu’il se positionne aux portes du fruit défendu et il saisit l’opportunité au vol.

Le serpentard prit le temps de venir attraper un de ses seins pour enfin l’avoir à lui, avant de la posséder entièrement. Parfois il laissait sa bouche pour embrasser ses joues et son cou, mais il ne s’éloignait jamais véritablement de ses lèvres.

Elle sentit une profonde angoisse la submerger lorsque le sexe de Drago effleura le sien. Hermione était à sa merci et attendait le fameux coup de rein qui la propulserait dans les sphères du plaisir. Mais il décida de la faire languir un court instant, pour mieux profiter de ce corps si enivrant, l’obligeant ainsi à gémir de désir. Il rompit de nouveau leur baiser pour la regarder en face, prit appuis sur ses deux coudes et la pénétra brusquement. Hermione poussa un cri de douleur, elle n’avait fait l’amour qu’une seule fois voila maintenant plus d’un mois et la brûlure était toujours présente. Mais Drago, qui n’en pouvait plus d’attendre, lui reprit les lèvres et amorça un mouvement de recule avant de revenir à la charge avec ferveur.

Alors que la douleur s’estompait pour la jeune femme, celle du vert et argent ne cessait de croître. Plus il allait et venait en elle, plus il comprenait qu’il ne la possédait pas vraiment, pas comme il le voudrait. Il avait beau essayer de la pénétrer le plus profondément possible ou de coller son torse contre sa poitrine, rien n’arrivait à apaiser son cœur.
Chaque coup de reins qu’il lui donnait l’éloignait un peu plus de l’objectif. Hermione subissait ses assauts avec tant de jouissance qu’elle ne se rendait pas compte de son désarroi. Il s’imaginait qu’elle ne l’aimait pas, qu’elle était là uniquement par vengeance mais ne l’aimait pas lui. Il pensait pouvoir se contenter de cela, mais ça le consumait à petit feu. Il augmentait la cadence, cherchant à atteindre le plaisir physique malgré tout, et les gémissements de son amazone ainsi que la chaleur de sa peau, lui procurait tous les éléments pour satisfaire ses envies. Mais rien à faire, ça n’était pas son corps qu’il voulait, mais son esprit, son cœur, son amour.

Il aimait Hermione Granger et se détestait, la détestait pour ça. La jeune femme elle, s’élevait sur l’échelle du plaisir à une vitesse vertigineuse. À chaque coup de rein que son amant lui donnait, elle se sentait revivre. Oui, c’était une vengeance parfaite, mais la passion la dévorait et elle se laissait totalement emporter, oubliant le lieu, l’horreur, la faim et la peur. Elle voulait penser à Ron pour savourer sa riposte, mais rien à faire, le beau blond lui procurait tant de plaisir qu’il exerçait un total monopole sur son esprit, son corps et son cœur.

-Drago… souffla-t-elle de désir alors que le jeune homme enfouissait sa tête dans son coup pour ne pas hurler son désespoir.

Il continuait toujours de la pénétrer de plus en plus rapidement, sans plus pouvoir se contrôler. Elle était tout ce qu’il désirait à cette instant et l’entendre murmurer son prénom le plongea dans la spirale de la jouissance. Il se redressa brutalement sur ses mains alors qu’Hermione releva instinctivement les jambes pour les enrouler autour de sa taille, lui permettant de plonger au plus profond d’elle. Il accéléra alors le rythme et atteint rapidement son paroxysme. Tous deux haletèrent quelques secondes avant de valser ensemble vers un plaisir infini. Enfin leurs regard se croisèrent avant de jouir presque à l’unisson. Drago continua alors quelques lents va-et-vient avant de se figer, à bout de souffle.

Chacun attendait la réaction de l’autre, un peu anxieusement. La dernière fois, ils n’avaient pas eu le choix et la question ne se posait pas. Mais là, ils venaient de coucher ensemble, de vraiment de coucher ensemble. Hermione ne put alors réfréner un sourire de bonheur que lui rendit instinctivement son partenaire avant de se retirer lentement. Tout comme la dernière foi, il se positionna sur le côté pour reprendre son souffle. Hermione attira la couverture sur elle pour se couvrir, sentant la honte de nouveau l’envahir. Elle n’osait pas se tourner vers son partenaire, ne sachant pas du tout ce qui allait se passer.

Elle sentit alors ce à quoi elle ne s’attendait pas le moins du monde, Drago l’attira à lui et lui déposa un léger baiser sur la joue avant de fermer les yeux quelques minutes pour se reprendre. Il se sentait mal. Un bonheur intense l’envahissait alors qu’une petite voix venait tout gâcher en rabâchant :

« Elle ne t’aime pas. Elle aime Weasley. Tu ne pourras jamais la posséder vraiment. Elle n’est pas pour toi ».

Puis très vite la petite voix se durcit encore plus cherchant à atténuer sa souffrance :

« Elle ne te mérite pas, ce n’est qu’une sous-sorcière, tu vaux bien plus, tu es un Malefoy ».

Mais cette petite voix mesquine fut bâillonnée par son amazone elle-même qui se colla contre lui pour s’endormir à son tour. Enfin nus l’un contre l’autre, ils avaient chacun rêvé de ce moment depuis un bon moment maintenant et l’accomplissement de leur désir prenait tout son sens. Ils étaient si bien. Hermione voulut éprouver de la culpabilité mais même le sentiment de honte qui était monté en elle quelques secondes avant semblait s’envoler très très loin d’elle.

Elle glissa une jambe entre celles de Drago pour rapprocher son bassin du sien alors que le vert et argent resserrait encore son étreinte pour coller son torse contre celui de la jeune femme. Ils cherchaient machinalement à supprimer chacun des atomes d’oxygène qui auraient eu le malheur de vouloir se glisser entre eux.

S’ils avaient alors su écouter leur cœur, l’un et l’autre aurait dit « je t’aime », mais ils en étaient encore très loin. Malgré l’anéantissement de tous leurs espoirs de vivre ou de revoir qui que ce soit, malgré l’éloignement et la rupture d’avec leurs mondes et leur morale respectives, ils en étaient très loin. Elle pensait qu’il ne cherchait qu’à assouvir ses pulsions typiquement masculines, se voilant volontairement la face sur son acte de bravoure pour ne pas se faire de nouvelles illusions, et risquer de les voire anéanties une fois de plus. Quant à lui, il pensait qu’elle ne s’était servi de lui que pour étancher sa soif de vengeance.

Mais malgré leurs préjugés et leur retenue, ils ne pouvaient se lâcher, trop heureux de l’instant qu’ils venaient de partager. Et pourtant… ils n’avaient que « coucher » ensemble, ils n’avaient même pas fait véritablement l’amour. Alors que Drago plongeait peu à peu dans les bras de Morphée, Hermione laissait divaguer son esprit. Elle était nue contre un homme, et Merlin qu’elle était bien. Ils ne se cachaient rien, sentant parfaitement chacune des parcelles de la peau de l’autre contre eux, cet instant était purement et simplement magique.

Si quelqu’un avait murmuré le prénom Ron à l’oreille d’Hermione elle aurait certainement répondu « Ron qui ? ». Le paradis existait donc en enfer. Il était beau, amusant, et si doué lorsqu’il fallait lui donner du plaisir. Merlin ! L’explosion de sensations qu’elle venait de connaître la hanterait jusqu’à la fin de ses jours. Allongés face à face, elle avait la tête blottie contre son torse, et ne put réfréner un baisé qu’elle lui déposa sur sa peau si fine et délicate. Drago bougea légèrement mais ne se réveilla pas.

Environ dix minutes plus tard, Hermione commença à analyser la situation de manière un peu plus rationnelle. Il fallait qu’elle se ressaisisse. Elle aimait quelqu’un qui ne le lui rendrait jamais. Drago n’était pas du genre à s’attacher à une fille, et surtout pas à quelqu’un comme elle. Alors elle ne devait pas se laisser aller sur cette voix. Les sentiments qu’elle éprouvait devaient être étouffés dans l’œuf avant d’éclore comme ils le lui criaient intérieurement.

Elle se releva alors, il le fallait bien, tira la couverture à elle pour récupérer ses vêtements, essaimés aux pieds du lit, découvrant ainsi le corps de son amant qui se réveilla au contact de l’air froid.

-He ! Je sais que tu ne peux pas te passer de la vue de mon corps si parfait, mais il fait froid ici je te signale.
-Ah… heu… pardon bredouilla-t-elle un peu gênée.

Elle ramassa ses vêtements et commença à les enfiler avant d’essayer d’ajouter :

-Drago je… enfin
-Oui, je sais. C’était pour te venger ! T’inquiète, moi c’était pour tirer mon coup alors chacun y… aie !!

Elle venait d’attraper la première chose qui lui était tombée sous la main, en l’occurrence son nouveau journal et venait de le lui lancer dessus avec force.

-tu n’es qu’un…
-Je plaisantais ! Insista-t-il lourdement. Je plaisantais Hermione. Je sais que c’était une fois et que tu as fais ça sous l’impulsion et pour te décharger d’un peu de mal être. Je le sais et je l’accepte, il n’empêche que j’y ais trouvé mon compte. Alors t’inquiète pas pour moi !

Alors que le jeune homme se rhabillait, elle resta bouche bée. « Pour te décharger d’un peu de mal être »… c’était presque… presque vrai. Et en plus il n’avait pas son air vantard en disant « j’y ais trouvé mon compte ».

-Dis moi Hermione, le silence devenait trop pesant pour lui. J’ai une question qui m’inquiète légèrement. Tu connais le SCP au moins ?
-Mais oui t’inquiète pas ! lui répondit-elle comme s’il venait de sortir la plus grosse ânerie de sa vie. Qui ne connaît pas le SCP !
-Ba… les moldus !
-Et j’ai l’air d’une moldue peut-être ? S’énerva-t-elle !
-A l’instant présent, tu ressembles plus à Trelawnay qu’à autre chose ! Et oui, Drago Malefoy est décoiffant ! se vanta-t-il gentiment.

Elle lui sourit en retour, et remercia Madame Weasley, de lui avoir parlé du Sort de Contraception et de Protection. Cette mère de famille avait certainement eu peur qu'elle et son cher fils ne dépasse les bornes. Ce sort devait être pratiqué généralement sur les sorcière adolescentes par un médicomage spécialisé, il consistait en deux points essentiels : lutter contre les grossesses non désirées et les MST. Il suffisait ensuite à la jeune femme de pratiquer le contre sort en prononçant « Concreto nacietale » et en tournant trois fois sur elle dans le sens inverse des aiguilles d’une montre lorsqu’elle jugerait le moment opportun. Les MST avaient donc pratiquement disparues du monde sorcier et les grossesses inopportunes également.

Mais s’il n’y aurait aucune conséquence physique des ébats entre Hermione et Drago, il n’en serait pas la même chose pour les conséquences morales et relationnelles. Et puis un instant de plaisir ne réglait en rien leur situation et il leur restait tout à faire pour sortir d’ici et pouvoir enfin annoncer à Ron qu’ils avaient couché ensemble. Un mois se rappela Hermione. Il lui aura fallut tout juste un mois pour m’oublier ! Et bien au moins il ne l’oubliera pas de si tôt celle-là !
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