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Chapitre 35 : Liage

 
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awax
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vous êtes ?: damoiselle

MessagePosté le: 08/09/2008 06:44:00    Sujet du message: Chapitre 35 : Liage Répondre en citant

Et voila la suite. Je vous mettrais le dernier chapitre après le mariage (le mien loooool) car là j'ai plus du tout de temps pour moi. bonne lecture, je suis impatiente d'avoir vos avis, la fin et la peur de vous décevoir après trois ans me stress un peu (beaucoup). Merci beaucoup à Norya, ma super correctrice. Une énorme pensée également à Moulouchon dont j'ai plus de nouvelle, c'était le correctrice des 3/4 de la fic des morgoles. Elle a du laisser pour des raisons perso, mais j'espère que sa nouvelle vie se passe bien (voila pour le tit message perso, on sait jamais ^^).


Chapitre 35 : Liage

Hermione fut conduite par des femmes plutôt âgées par rapport aux autres. Passé environ vingt-cinq ans et des grossesses à répétition depuis l’âge de seize ans, il semblait difficile de leur demander autre chose que de s’occuper du confort des Morgoles. Arriver à une trentaine d’années semblait un exploit en ce milieu hostile. Elles avaient la peau défraîchie, molle et le teint jaunâtre. Leurs corps déformés par un trop grand nombre d’enfantements affichaient la fragilité de château de cartes en plein courant d’air. Toute force vitale les avait désertées. Le cœur d’Hermione se resserra lorsque l’une d’elle fut atteinte d’une quinte de toux comme l’aurait été sa grand-mère de plus de quatre-vingts ans. La « jeune » femme, contrainte d’arrêter de marcher, fut totalement ignorée par les autres qui poursuivirent leur chemin, ne semblant pas se soucier de l’agonie de leur semblable. Hermione s’arrêta pour lui porter secours, s’horrifiant à la vision du sang s’écoulant de sa bouche. Elle commença alors à lui prendre le bras pour la relever mais la malade se laissa tomber comme un poids mort, toussant de plus en plus violemment. Son visage vira au violet alors qu’elle se recroquevillait sur elle-même, incapable de reprendre son souffle. Malgré toute sa bonne volonté, Hermione restait impuissante face à la détresse de la pauvre fille. En désespoir de cause, elle se tourna vers les autres, figées dans son dos.
- Mais aidez-moi à la relever, voyons ! s’exaspéra-t-elle sans aucun effet sur ses interlocutrices.

La Gryffondor s’affaira encore quelques secondes, pensant que les autres allaient enfin sortir de leur léthargie et retrouver un peu de bon sens, mais elle finit par s’immobiliser à son tour, leur lançant un regard plein d’interrogations. La toux de la captive redoublait encore et encore, le sang se répandait sur ses vêtements, dans une hémorragie impossible à stopper. Hermione restait la bouche ouverte, incrédule face à la scène se déroulant devant elle. Si les autres filles s’étaient immobilisées, c’était uniquement parce qu’elle-même, future reine, avait stoppé sa progression, mais à aucun moment, elles n’avaient eu l’intention d’aider la pauvre fille agonisant à même le sol, s’étouffant dans la poussière putride de cet enfer.

« Ah non, je ne renoncerai pas ! » s’efforça de penser la future reine pourtant impuissante.

- Aidez-moi ! Vous ne voyez donc pas qu’elle va mourir ? Aidez-la, il doit bien avoir un moyen de la soigner ?

A terre, le corps fané de l’otage était à présent secoué de convulsions toutes plus importantes et terrifiantes les unes que les autres.

- Aidez-moi ! hurla-t-elle à l’encontre des zombies au regard vide et dénué d’âme se tenant devant elle. AIDEZ-MOI ! cria-t-elle de tous ses poumons. JE VOUS ORDONNE DE M’AIDER ! usa-t-elle dans une dernière tentative qu’elle savait vaine, mais c’est à cet instant précis qu’un silence froid s’infiltra dans le réseau de couloirs, tel une infection fétide. Les larmes aux yeux, Hermione osa un regard à ses pieds où une enveloppe vide traînait comme un déchet non évacué. Elle eut simplement le temps de capter la dernière étincelle de panique chez la victime, le regard plongé dans le sien ; il sembla à Hermione que cette dernière l’avait remerciée sans pouvoir le verbaliser. Mais la future reine savait pertinemment qu’il n’en était rien, cette fille était morte depuis longtemps, seule son enveloppe corporelle venait de rendre les armes après tant d’années de souffrance. Les yeux au bord du cœur, elle tourna son regard vers les autres témoins de la scène. Qu’allait-il se passer à présent ? Elles n’allaient tout de même pas l’abandonner ainsi, comme un chien ? Cette fille avait droit à une sépulture décente ! Elle n’osait plus bouger, de peur que ses propres pensées ne deviennent réalité. Si elle recommençait à marcher, les autres filles allaient la suivre, abandonnant leur camarade d’infortune à même le sol. Non, ça ne pouvait pas se passer ainsi, c’était impossible…

C’est alors que deux gardes, alertés par les cris de leur future reine, arrivèrent au pas de course. Il fut assez étonnant de voir le soulagement sur leur visage en constatant qu’elle allait bien et que seule une de ces filles en fin de vie était morte.
- Pourquoi n’allez-vous pas vous préparer ? demanda l’un d’entre eux de sa voix gutturale, jumelle de toutes celles de son espèce.
- Pourquoi ? répéta Hermione du bout des lèvres. POURQUOI ? s’emporta-t-elle alors. Cette jeune femme est morte et personne n’a bougé le petit doigt pour la sauver ! C’est un crime vous ne…
- Silence !

A l’audition de ce mot, les sentinelles se mirent au garde à vous tout en s’écartant du passage. Les filles chargées d’Hermione réagirent aussi rapidement et s’agenouillèrent la tête baissée. Seule Hermione se tenait droite au milieu du couloir, le regard en feu. Le roi lui-même venait s’enquérir de la raison de tout ce remue-ménage.

- Quelle est la raison de tous ces hurlements hystériques ? ordonna-t-il à l’encontre de sa promise.

- Je ne sais pas ! Voyons voir … je me suis cassé un ongle ! s’emporta-t-elle mais la réponse fut instantanée. Une main invisible lui assena une gifle monumentale. Elle voulut crier son indignation, mais aucun son ne sortit de sa bouche. Portant une main à sa gorge, elle chercha la cause de son mutisme soudain, mais le roi s’empressa de combler son ignorance.
- J’ai préféré vous couper la parole plutôt que de vous entendre encore proférer des inepties. Déguerpissez ! ordonna-t-il aux autres femmes un peu perturbées par ce nouvel ordre venant directement contredire le but de leur journée : conduire la future reine dans ses nouveaux appartements et la préparer pour la cérémonie.
- Et c’est valable pour vous aussi, termina-t-il à l’attention des gardes.

Il attendit que chacun d’eux soit sorti de son champ de vision pour poursuivre ses réprimandes. Il leva une main vers Hermione sans pour autant la toucher, mais la jeune femme sentit sa trachée de rétrécir dangereusement alors que le souffle lui manquait peu à peu.

- Je vous avais dit, siffla-t-il entre ses dents, cherchant malgré tout à contenir son mécontentement, de ne pas vous exprimer en présence de mes sujets. Je vous pose une question, vous répondez simplement. Le corps de cette femme vous gêne visiblement, alors dites-le. Mais jamais, plus jamais ne me refaites ce coup-là. Il me semble vous avoir déjà avertie à ce sujet, il n’y aura pas de troisième chance. C’est compris ?

Hermione cherchait à faire céder l’étreinte oppressante autour de son coup, mais sans prise à laquelle s’accrocher cela semblait peine perdue. Le visage empourpré, elle ne pouvait plus parler et le manque d’oxygène commençait à troubler ses pensées.

- Compris ? répéta-t-il plus fermement.

Il eut pour toute confirmation un hochement de tête à peine perceptible, mais cela lui suffit pour libérer sa reine qui s’écroula sur le sol en cherchant à reprendre sa respiration. Il la regarda de haut un instant mais ne fit aucun pas vers elle pour l’aider. Elle comprit très vite qu’il était inutile d’attendre un quelconque soutien de son bourreau. Pourtant, ce qu’elle ne vit pas, ce fut le regard de son futur lié se muant en une expression de douleur mêlée à de la compassion.

Au Square, alors que chacun s’affairait pour se préparer à la guerre qui les attendait, Spanglorn arriva pour l’entraînement quotidien. La créature ignorait tout de ce qu’il s’était passé au cours de cette nuit, tant au plan morgole que dans le monde des sorciers. Remus se chargea de lui résumer les faits dans les grandes lignes, attendant une éventuelle aide de ce peuple si puissant.

- Spanglorn, mon ami, nous avons besoin de vous. Nous ne pourrons gagner cette guerre. Les membres de l’Ordre arrivent maintenant à utiliser la magie sur une fréquence différente, mais les forces déployées se limitent à une poignée d’adultes et quelques adolescents, tous plus terrorisés les uns que les autres malgré notre détermination sans faille. Nous ne pouvons pas mener une guerre de front contre les Morgoles et Voldemort à la fois. Notre perte est annoncée si vous ne nous aidez pas.
- Je le comprends, soupira douloureusement la créature, je le comprends trop bien même. Mais les Vertineux ont pour loi de ne jamais intervenir dans les conflits extérieurs à leur peuple. Je suis navré, arriva-t-il tout juste à bredouiller, confus de sa propre impuissance. Les prophéties sont claires, la jeune femme devait sacrifier son bonheur ! Nous le savions et vous aussi. Nous ignorons si son sacrifice sera vain ou pas, mais pensez que si elle devient la reine de Morgolie, elle pourra peut-être rééquilibrer les forces dans votre guerre. Je doute que les Morgoles prennent partie intégrante contre leurs propres alliés, mais si elle arrive à convaincre son lié, peut-être aurez-vous une aide déguisée. Laissez-la agir, tel est son destin. Les otages vont être relâchés, vous n’avez pas à mener une guerre de front, les Morgoles ne sont pas une menace pour vous avant la prochaine purge. Occupez-vous de votre guerre, mais nous, Vertineux, ne pouvons intervenir dans vos conflits internes. Ceci n’est pas notre guerre à nous, nous n’interviendrons pas.

- Alors vous êtes des meurtriers !

Tous les regards se tournèrent vers Drago, pensant qu’il allait beaucoup trop loin.

- Et alors ? Tout le monde le pense. Regarder quelqu’un agoniser sans l’aider, c’est également contribuer à son meurtre. Vous allez condamner, non pas un, mais deux peuples à leur perte, combien d’hommes, de femmes et d’enfants vont être massacrés ? Des milliers probablement ! Et vous avez le pouvoir de changer la situation, mais vous refusez de l’utiliser au nom de principes archaïques et dépassés depuis des siècles. Si le monde des sorciers est réduit en esclavage et l’humanité anéantie, vous en porterez le poids sur vos épaules. Notre ennemi est cruel et nul doute qu’il asservira la population pour son propre compte, mais aussi certainement pour le peuple des Morgoles. Les filles moldues ou d’origine moldue seront envoyées régulièrement en Morgolie dans le but de protéger les enfants des « Sang Pur ». De quel droit peuvent-il faire ça ? Pensez-vous véritablement que notre cause n’est pas juste et ne mérite pas d’être défendue ? Mais baste cela, vous n’intervenez pas dans les conflits humains certes, mais les Morgoles en sont là par votre faute. Certes, vous avez déjà rendu la situation pire qu’elle ne l’était en voulant réparer vos premières erreurs, mais vous en êtes responsables.
Votre peuple est bien plus puissant que celui des Morgoles et toutes les armées de Voldemort réunis. Vous pouvez nous aider. Il ne vous faudrait pas plus d’une journée pour exterminer ces monstres de cruauté, mais au lieu de ça, vous allez nous regarder mourir. Vous savez que vos pouvoirs dépassent tellement ceux de ce peuple contre nature qu’il ne vous faudrait pas plus d’une heure pour en venir à bout si l’ensemble des vôtres se ralliait à la cause, et sans perte dans vos rangs qui plus est. Vous avez la possibilité de rendre le monde meilleur sans sacrifice. Le peuple morgole doit être exterminé, pas confiné quelque part comme vous l’avez déjà fait, ni même affaibli plus qu’il ne l’est déjà ! Non, exterminé ! La solution est simple, mais le courage que demande une telle décision n’est visiblement pas à la portée de votre peuple.

Le regard de Spanglorn se durcit. Il voulut contrer l’argumentation si convaincante de son interlocuteur, mais il devait admettre que toute son âme vibrait de ne pouvoir répondre favorablement à leur appel. Pourtant, si les lois des Vertineux étaient édictées ainsi, cela n’était pas sans raison.
Les autres membres du Square n’en croyaient pas leurs oreilles, au travers des lèvres émaciées du Serpentard venait de filtrer le raisonnement d’une autre personne chère à leur cœur. S’ils avaient lu ce discours sur parchemin, tous auraient affirmé qu’il avait été écrit par Hermione.

- Et qui me dit qu’une fois la situation renversée, vous ne prendrez pas le contrôle de votre peuple en le réduisant en esclavage ? L’histoire nous a prouvé mainte et mainte fois qu’un groupe plein de courage et de bonne volonté pouvait se métamorphoser une fois au pouvoir. Non, je refuse. Bonne chance, mes amis. Et le Vertineux disparut dans un plop sans leur laisser une seule chance de riposter.

- Lâche ! Hermione a rempli sa part du contrat face à votre foutue prophétie ! Elle a sacrifié bien plus que son bonheur ! hurla Drago face au vide laissé par la créature.


Au même moment, McGonagall arriva, prête pour la suite des évènements, tout comme le reste des membres du Square. Deux équipes furent formées. Une pour aller accueillir les élèves et professeurs libérés des Morgoles et l’autre pour préparer l’attaque en Morgolie. Neville fut nommé responsable de ce groupe-là, mais Remus donnerait les ordres tactiques en cas de besoin.
Le jeune homme était arrivé comme une furie le matin même avant d’être rapidement calmé par l’annonce des nouvelles. Cependant, son message n’en restait pas moins porteur d’un espoir immense. Il avait trouvé un autre moyen de dupliquer l’apnaya que d’y verser du sel. Cette solution les avait plus que soulagés, ils ne voyaient absolument pas comment arriver à traîner suffisamment de sel avec eux, en plus de la plante elle-même. En réalité, le jeune homme était parti d’un principe très simple : l’apnaya se diluait dans l’eau… alors pourquoi ne pas la faire monter en température pour la transformer en une sorte de gaz vaporeux ? Aussitôt dit, aussitôt fait, une simple chaleur provoquée par un sort basique fut amplement suffisante. Le procédé relativement simple leur permettrait de trouver rapidement la fréquence pour réaliser cette prouesse. Par contre, vu le manque d’expérience de la petite troupe, une personne ne pourrait pas à la fois changer l’apnaya en gaz et orienter les émanations pour qu’elles se répandent dans les couloirs. Vu l’absence totale de circulation d’air sous Terre, simplement transformer la plante à l’état de vapeur n’aurait que pour effet de les asphyxier rapidement voire même de les brûler. McGonagall proposa une solution simple :
- Vous vous chargerez tous de provoquer la mutation et Tonks et moi invoquerons un petit courant d’air afin de diffuser la substance.

Le but était d’enfumer les couloirs de ce « gaz » pour éviter toute attaque Morgole à travers les murs, de là ils pourraient ensuite reprendre la même opération devant les fenêtres d’où ils enfumeraient la cité nouvelle. En effet, l’apanaya était certes présente dans les murs de l’ancienne cité, mais d’après les récits de Drago et Hermione, les Morgoles, en concentrant leurs forces, arrivaient à faire passer un peu de magie. Ils se souvenaient notamment de l’épisode où Drago avait tenté de sortir une première fille de sa cellule avant de trouver Hermione au tout début et que les Morgoles l’avaient attirée à eux en la faisant passer au travers d’une fenêtre sans qu’il ne puisse rien y faire ; ou encore de leur tentative d’évasion où il avait dû lutter pour que les monstres n’attirent pas sa belle à eux.
Ce plan était léger, mais il avait le mérite d’exister.

Au même moment, Hermione tentait de reprendre ses esprits, embrumés par le manque d’oxygène.
- Les servantes meurent ainsi. En général, le nymphomins leur crée une insuffisance respiratoire s’amplifiant avec l’âge. Celle-là avait déjà dépassé des limites que beaucoup n’atteindront jamais, argumenta le roi pour adoucir son intervention peut-être un peu bourrue, même à son goût.
- Puis-je m’exprimer ? demanda Hermione d’une voie chargée de haine.
- Vous pouvez.
-Vous n’êtes qu’un peuple de monstres ! vomit-elle le regard bouillonnant d’une rage qu’elle n’avait jamais connue. Laisser mourir ces pauvres filles, qui vous ont donné leur vie, comme des chiennes abandonnées, c’est plus que je ne peux en supporter. Etes-vous si dépourvu de cœur qu’aucune horreur ne puisse vous atteindre ? Comme je vous plains…
- Ces filles sont mortes le jour où nous leur avons injecté le nymphomins, édicta-t-il simplement, presque envoûté par le courage de sa reine.
- Elles vivent ! Elles marchent, respirent, travaillent et enfantent pour vous, elles n’ont peut-être pas gardé leur libre arbitre, mais elles vivent !
- Vous faites fausse route ! Le nymphomins est en réalité une substance composée de milliard de… Comment vous dire ça en des termes que vous pourrez comprendre ? Ce sont des sortes de petits microbes se logeant à la fois dans le cerveau et les centres nerveux des filles. Leur corps subit alors un arrêt cardiaque et cet organe ne repart pas. Elles sont mortes. Les nymphos prennent alors le relais et dirigent leurs mouvements en agissant sur leurs nerfs. Un simple sort nous permet de prendre contrôle et d’agir sur ces derniers comme vous tireriez les fils d’une marionnette. Vous comprenez mieux ? Ce ne sont que des enveloppes vides ! Voilà pourquoi, d’ailleurs, notre peuple s’affaiblit : nous naissons de corps morts. La vie naît de la mort, paradoxal et contre nature, j’en conviens. Nous souhaitons changer les choses, mais comme vous avez dû le découvrir, nous n’avons pas le pouvoir nécessaire pour contenir tant d’esclaves sur la durée et qu’elles enfantent naturellement. De plus, les vôtres sont « protégées » par un sort les empêchant de concevoir, et malgré toutes nos recherches, nous n’avons trouvé de faille. Seule leur propre volonté peut rompre le charme, et nous n’avons d’autre solution que de les tuer pour reprendre le contrôle sur leur corps !

Hermione restait sans voix. C’était peut-être bien la première fois que la belle en avait perdu son latin. Comment comprendre ceci ? Comment arriver à dépasser son aversion pour la situation ?
- Elles sont mortes depuis longtemps, alors ne vous indignez pas de leur sort ! Le mal est déjà fait, si je suis votre raisonnement, bien qu’il me paraisse complètement obscur ; vous devriez être heureuse que le calvaire de cette fille prenne fin !

- Et vous croyez que cela vous donne le droit de les abandonner ainsi ? Je passe sur la monstruosité de ce que vous venez de me dire. Vous les tuez sans aucun remord, mais ces filles ont le droit d’avoir une sépulture decente ! Des familles les ont pleurées, des mères se sont désespérées en ignorant ce qu’il advenait de leur fille ! Et vous….

Il devait difficile pour la Gryffondor de continuer, la bête en face d’elle ne comprenait visiblement rien à son indignation alors qu’elle avait même dépassé ce stade d’ailleurs. Mais elle ne pouvait pas abandonner ce corps là, au milieu du néant.

- Vous les utilisez comme des objets, ces filles ont… avaient une âme, un cœur. Elles ont plus que mérité d’être enterrées décemment et de reposer en paix.
- Mais elles sont enterrées ! Où croyez-vous que nous sommes ? fanfaronna la bête.

Hermione inclina légèrement la tête de côté en fermant les yeux, grimaçant de haine et de dégoût tout en reculant d’un pas. Il ne servait à rien de discuter avec lui. Mais alors qu’elle cédait du terrain face à la cruelle réalité de son peuple d’adoption, le roi avançait lentement pour combler l’espace entre eux.
- Où croyez-vous aller ? Je peux bloquer votre course avec ma simple volonté.
- Je ne pourrai pas me lier à vous… je refuse.
- Mais vous n’avez pas le choix ! Vous serez heureuse d’apprendre que j’ai rempli ma part du marché. Les otages auxquels vous teniez tant doivent arriver à destination. Mais soyez certaine qu’un seul de vos faux pas condamnera une de vos villes. Nous prendrons au hasard un lieu dont la densité de population est importante et frapperons aveuglément. Personne n’en réchappera. La sécurité des vôtres a l’air de vous tenir à cœur, alors pensez-y !
- Vous n’êtes qu’un…
- Un monstre, oui je sais. Mais je vais apporter une nuance : je suis votre monstre. Et à présent, en route pour vous préparer. Je vais vous conduire moi-même. Il me semble qu’une rencontre avec l’une des vôtres qui n’a su tenir sa langue s’impose. J’espère que son exemple vous donnera de quoi réfléchir.

Perdue dans son désespoir, Hermione réussit à faire face à la situation en comprenant immédiatement qu’elle allait revoir Luna. Elle se raccrochait à l’espoir que ses amis montaient à l’instant même un plan pour venir la libérer, elle et les autres. En avançant l’heure du liage pour précipiter la chute de Voldemort, elle venait de se condamner elle-même, sachant parfaitement qu’il ne pourrait rien se passer avant la cérémonie et ce qui allait en découler. Il lui fallut puiser dans toutes ses réserves de courage pour contenir son estomac face à la nausée que lui imposait cette idée.

Elle fut dans un premier temps conduite dans une salle tout aussi austère que les autres, mais où elle pourrait néanmoins se préparer. Un immense bain d’eau chaude remplissait la pièce de vapeurs à l’odeur d’infortune. Dans le coin opposé à l’entrée, les filles avaient dressé une table avec un certain nombre de vivres qu’Hermione snoberait à coup sûr. Puis elle décela quelques effets destinés à la préparer : des vêtements, des ustensiles pour se coiffer, un miroir et toute une pléiade de filles visiblement à son service. La suite des évènements n’avait rien de mystérieux. Elle se plia donc aux exigences du roi en prenant un bain dans ce qui ressemblait plus à une piscine qu’une baignoire. Se dévêtir devant toutes ces filles la mit mal à l’aise dans un premier temps, mais aucune n’ayant le regard un tant soit peu animé, cela ne la perturba pas plus que ça. Evidemment, il lui fut impossible de se détendre en dépit de la chaleur de l’eau. Son esprit était sans cesse en ébullition. Elle cherchait à repérer d’éventuelles fenêtres donnant sur l’ancienne cité, mais ce fut peine perdue. De toute manière, la pièce lui était inconnue. Jamais elle ne l’avait entraperçue en passant dans les couloirs en compagnie de Drago… Drago… pensa-t-elle dans un soupir. Ce seul souvenir réussissait à lui arracher un sourire, même ici. C’était à peine croyable, tout de même, d’en être arrivée là. Après tout, elle n’avait que dix-sept ans et déjà elle savait avoir trouvé son âme sœur… pour la perdre aussi rapidement…

L’heure tournant, une des filles lui fit signe de sortir de l’eau. D’autres voulurent l’essuyer mais elle se débattit en assurant qu’elle pouvait se sécher seule. Puis la suite des évènements se déroula sans même qu’elle ne s’en aperçoive réellement. On l’habilla d’une magnifique robe vert et argent.

- Quelle ironie ! pensa-t-elle à voix haute.

Elle se regarda alors une nouvelle fois dans le miroir, honteuse une nouvelle fois de ne porter qu’un bout de tissu uniquement conçu pour mettre ses courbes féminines en valeur… mais de manière si vulgaire qu’elle en rougit même seule face à son propre reflet.

Perdue dans ses pensées, elle sursauta lorsqu’une petite main lui tapota l’épaule.

- Luna ! s’exclama-t-elle en se jetant dans les bras de la jeune femme. Mais elle n’eut pour toute réponse qu’une étreinte particulièrement poignante.

Son ancienne camarade d’école se recula et lui montra sa bouche pour lui indiquer qu’elle ne pouvait pas parler, mais Hermione l’arrêta.

- Je sais, Luna. Cela peut te paraître invraisemblable, mais Drago et Remus ont vu ce qu’ils t’ont fait.

Alors que les yeux de son interlocutrice s’écarquillaient, elle s’assura qu’aucune oreille en dehors de celles des filles, de toute manière incapables de comprendre les informations dont elles allaient être témoin, ne traînait et lui expliqua tout ce qu’il s’était passé depuis le moment où Luna avait atterri ici.

L’équipe dépêchée à Poudlard pour recueillir les otages fut soulagée en voyant l’ensemble des captifs apparaître dans la Grande Salle. Il fallut un long moment pour arriver à calmer tout le monde. Mais McGonagall joua son rôle à la perfection. Les élèves malades furent immédiatement conduits à l’infirmerie où Madame Pomfresh dut prendre sur elle et sa propre peur d’avoir été conduite en un tel endroit pour pouvoir les soigner. A peine arrivés, la Directrice leur expliqua la situation à tous. Elle cita en exemple le sacrifice d’Hermione Granger. Non pas pour en faire une martyre, mais pour montrer que le courage était l’affaire de tout un chacun. De plus, que le roi d’un des plus puissants peuples de cette Terre ait choisi pour reine une fille d’origine moldue, pourrait en aider certains à relativiser ces histoires de Sang Pur… L’espoir était mince, mais toute nouvelle personne quittant les rangs de voldemort était une victoire en soi. Elle insista également sur le fait que le mage noir s’était allié aux Morgoles, cherchant à démontrer l’illégitimité de ce camp-là. Ces personnes qui revenaient de Morgolie se rendraient alors peut-être compte qu’une telle idée n’était en rien acceptable. Mais en regardant les yeux de ses interlocuteurs, elle sut qu’elle s’était fourvoyée. Ceux qui étaient contre Voldemort et les Mangemorts furent certes, confortés dans leur idée, mais elle devina que d’autres y voyaient une sorte de sécurité. Si Voldemort gagnait, ils ne craindraient alors plus de rafles inopinées. Il suffirait d’envoyer des filles moldues ou de basse extraction sorcière et les nobles n’auraient plus à craindre la menace de ce peuple souterrain. Cette constatation remplit McGonagall de colère, mais que pouvait-elle y faire ?

Un train fut mis à disposition de l’école pour que chacun retourne chez les siens. Le camp auquel ces jeunes gens allaient se joindre ne les regardait plus à présent. Les membres du Square venaient de dévoiler toutes leurs cartes. Ils avaient fait appel à tous les arguments leur venant à l’esprit pour convaincre les jeunes gens de faire le bon choix. Maintenant, ils devaient s’en remettre à leur libre arbitre.

Le Poudlard Express quitta la gare en fin d’après-midi, abandonnant le château une nouvelle fois à la désolation. Les membres de l’Ordre attendirent que la seconde équipe les rejoigne, si en Morgolie il fallait se rendre, ils iraient tous ensemble. Seules Karina et Madame Weasley étaient restées à se ronger les sangs au Square. Karina était trop jeune et il fallait assurer une permanence pour coordonner les besoins des troupes partout dans le monde. Une autre guerre que celle liée aux Morgoles secouait la planète bleue.


Les premiers battements de tambours donnèrent le signe du début de la cérémonie. Hermione et Luna avaient été séparées. Luna devait se tenir sur l’estrade, aux côtés de son lié. Lorsque son ancienne camarade avait tenté de lui demander en quoi consistait ce liage et ce qui en découlait, elle avait immédiatement regretté sa question. Non seulement Luna ne pouvait pas parler, mais son regard n’en était que plus expressif. Il était inutile d’aller plus loin pour comprendre le but ultime d’un liage. Hermione avait alors expliqué à son amie qu’elle se devait de jouer son rôle du mieux qu’elle le pourrait. Un peu fatiguée du long monologue qu’elle venait de lui tenir, elle fit quand même son maximum pour tout lui expliquer en détail. La pauvre Luna n’avait probablement pas eu de nouvelles d’autres personnes de son espèce depuis tellement longtemps qu’il était simple d’imaginer que n’importe quel récit lui paraîtrait absolument passionnant.

Quoi qu’il en soit, les tambours résonnaient et Hermione se tenait derrière une sorte de grand voile ne laissant apparaître que sa silhouette aux autres membres de l’assemblée. Il fallait reconnaître que la mise en scène très tribale avait pourtant de quoi être remarquée. Elle s’imaginait Voldemort, jubilant quand à la future utilisation de la source et les autres Mangemorts présents, ravis de la voir exhibée tel un objet sexuel. Et tel était véritablement le cas. La robe vert et argent moulait parfaitement ses formes. Dans un premier temps, lorsqu’elle l’avait revêtue, on aurait plutôt dit un vieux chiffon difforme qu’une robe d’apparat. Mais au contact de sa peau, le tissu s’était magiquement adapté à chacune de ses courbes les plus féminines, et était devenu transparent à certains endroits comme le coté des cuisses ou encore le ventre.
A présent, elle avait ordre de danser ou plutôt d’onduler. « La future reine devait tous les éblouir par sa beauté » lui avait expliqué la créature chargée du déroulement de la cérémonie. Hermione faillit éclater de rire en constatant que ce dernier semblait presque efféminé ! Voir ces manières sur un Morgole était digne des plus folles parodies. Mais ses envies de rire n’eurent pas le temps de se concrétiser. Il lui expliqua immédiatement ce qu’elle devait faire : danser, voire onduler derrière ce voile. Elle avait immédiatement refusé en prenant la position la plus rustre dont elle pouvait faire preuve, mais les Morgoles ne sachant passer par autre chose que par la menace, la vie de Luna dépendrait du degré de contentement des guerriers de la fausse. Vu comme ça… Hermione dansait donc du mieux qu’elle pouvait. Laissant ses mains parcourir son corps langoureusement, cherchant à se rappeler du mieux qu’elle le pouvait les passages des films moldus qu’elle avait pu voir. Il fallait avouer qu’en dépit des cris d’excitation venant de la salle, elle se sentait totalement ridicule, mais avait-elle le choix ?

Ses pensées échappèrent peu à peu à son contrôle. Qui donc la regardait à travers ce rideau ? Et pire encore, quand allait-il tomber, révélant aux yeux de tous son corps à peine masqué par un tissu trop moulant ? Sa seule consolation était de se dire qu’au moins, Drago n’assisterait pas à ça.

Disposés un peu partout autour d’elle, des sortes de grands bâtons se consumaient lentement. Il fallait avouer que l’odeur dégagée était non seulement agréable, mais aussi envoûtante que le plus puissant des opiums. Les tambours battaient, la foule criait, ses poumons se remplissaient de cette substance inconnue… L’esprit de la belle partit bien loin hors de son corps, suivant les senteurs doucereuses s’évaporant dans l’air. Ses pensées, captives du rythme primaire sur lequel elle se déhanchait, l’embarquèrent dans des sphères insoupçonnées de son inconscient.

Puis, brusquement, les tambours s’arrêtèrent et le rideau tomba. Dévoilant ainsi la beauté de la future reine à tout son peuple. Les Morgoles n’étaient pas un peuple particulièrement expressif, mais des murmures de satisfaction traversèrent la fosse. Elle put découvrir alors l’estrade sertie des trônes destinés au roi et à la reine. De part et d’autre attendaient les membres du Conseil. Le frère du roi se tenait à sa droite et Luna, debout dans une robe jaune aussi indécente que la sienne, faisait office de potiche décorative. Hermione fut surprise de voir qu’elle au moins aurait de quoi s’asseoir, privilège de la reine probablement. En attendant, elle se retrouvait seule sans savoir quoi faire, point de roi pour venir la chercher.
Elle comprit vite que le souverain n’avait pas à aller chercher sa reine ; des guerriers mandatés rempliraient parfaitement ce rôle. C’était à la femme de se rendre vers l’homme, puis de s’agenouiller humblement devant lui. Ce fut chose faite et la cérémonie à proprement parler débuta.

Plus un seul bruit ne venait perturber l’effroyable ambiance de ce liage. Un officier se plaça à côté d’Hermione et lui demanda de répéter des phrases haut et fort. La jeune femme s’exécuta, pensant toujours à la menace qui planait sur son peuple, tout du moins autant que son esprit embrumé le lui permettait. Repliés au plus profond d’elle même, ses sentiments semblaient s’éteindre de minute en minute ; au moins, ce désespoir lui martelant l’estomac semblait-il légèrement amoindri. Elle n’avait même pas aperçu Voldemort et quelques-uns de ses fidèles, venus assister à la cérémonie, non pas parce qu’ils s’intéressaient à ce liage, mais parce qu’ils savaient qu’à l’issue de cette interminable mascarade, ils pourraient utiliser la source pour anéantir les forces ennemies. Après une journée de combat, les opposants soutenaient une résistance plus importante que prévue et une petite tricherie ne serait pas superflue.

- Je me présente humble devant sa majesté, débuta l’officer.
- Je me présente humble devant sa majesté.
La belle fut immédiatement surprise d’entendre sa voix résonner dans toute la structure alors qu’elle n’avait prononcé ces mots que du bout des lèvres.

- Puisse-t-elle accepter que je la serve corps et âme tout au long de ma vie.
Hermione répéta toutes les phrases qui lui étaient édictées, telle un mouton, jurant de se venger d’une manière ou d’une autre.
- Je désirerai plus que tout être sa première liée, acceptant de céder ma place au bon plaisir de mon roi pour d’autres femmes.
- Je serai obéissante, dévouée et soumise.
- Digne de notre peuple et jamais n’oserai exposer mon avis personnel dans une quelconque affaire de royaume.
- Mon roi, je m’en remets à votre jugement.

Les phrases répétées machinalement ressemblaient à un programme informatique préconçu. Elle était maintenant agenouillée, la tête baissée et attendait le verdict. Si sa bonne étoile voulait bien se manifester, le roi refuserait sa requête, mais si bas sous Terre, seule l’influence du diable pouvait avoir prise sur le cours des évènements. Elle entendit alors un « j’accepte » suivi des hurlements d’approbation de la fausse.

- Peuple Morgole ! hurla le roi pour haranguer la foule. Voici l’aube d’une nouvelle ère ! En faisant mienne cette fille sans lui injecter le nymphomins tout comme mon frère et sa liée, nous allons donner naissance à une nouvelle race, plus forte, plus puissante. Cette femme (il prit Hermione par les cheveux et la leva à ses côtés, la forçant à regarder son nouveau peuple de haut), va nous permettre de mettre un terme à notre isolement sous Terre.

Les monstres hurlaient leur approbation à chacune de ses phrases.

- Maintenant, mes frères, acceptez-vous de la prendre pour reine ?

- ATORA ! crièrent les Morgoles d’une seule voix.

Le visage d’Hermione se crispait alors qu’elle cherchait, à se tenir sur la pointe des pieds, dans l’espoir vain de soulager le mal infligé par la poigne du roi sur ses cheveux, il se produisit un événement auquel la jeune femme ne se serait attendue en aucun cas. Le futur lié pris subitement conscience du mal qu’il infligeait à sa promise et ouvrit ses doigts dans un réflexe spontané, lui lançant un regard presque désolé. La jeune femme porta immédiatement sa main dans sa chevelure meurtrie et lui rendit un regard interrogateur, un peu perdu par l’expression de semblant de pitié qu’il venait de lui exprimer.

- Si tu ne fais pas de faux pas, je veillerai à ce que tu n’aies plus jamais mal, lui murmura le roi avant de lui faire signe d’avancer pour se placer face à une grille reliée par des chaînes en métal au plafond que l’on distinguait à plusieurs dizaines de mètres de haut. Hermione n’avait pas peur. Cela ressemblait plus à un instrument de torture qu’autre chose, mais elle savait que sa vie ne serait pas mise en danger et c’en était bien dommage d’ailleurs.

- Adossez-vous à la grille, lui ordonna l’officier alors que le roi en faisait de même, et plaquez vos bras cotre la grille également.

Docilement, Hermione s’exécuta, prenant enfin le temps de repérer Voldemort dans la salle. Il la dévisageait de ses yeux vitreux et sans âme, mais elle n’eut pas le temps de soutenir ce contact visuel, la grille s’éleva à un mètre environ du sol. A sa grande surprise, elle suivit ce mouvement sans être retenue par un quelconque lien. Et pourtant, elle ne pouvait plus faire ne serait-ce qu’un minuscule écart du petit doigt. Sa peau semblait aimantée par ce métal sans nom.

- Mais qu’est-ce que…

Alors que les tambours reprenaient, le roi se permit de lui apporter quelques explications. Pourquoi se donnait-il cette peine, d’ailleurs ?


- Le liage commence, lui expliqua-t-il. L’essence de nos âmes va être happée par la grille, mêlée et réintégrée dans nos enveloppes corporelles. Cela signifie que j’apprendrai qui vous êtes et vous apprendrez qui je suis. Nous échangeons nos souvenirs.

Cette idée horrifia la Gryfondor, non seulement elle refusait de partager ses souvenirs les plus intimes, mais elle comprenait qu’elle allait être témoin malgré elle de tous les crimes commis par la bête ainsi que de son inhumanité. La torture irait-elle grandissant jusqu’à des sommets si insupportables que son âme elle-même serait corrompue ?
Du coin de l’œil, elle aperçut Luna. La jeune muette lui transmit la force et le courage de traverser cette épreuve. Si elle avait survécu et continuait à se tenir debout, Hermione aussi pourrait le faire. Il fallait qu’elle le fasse. Elle ferma alors les yeux si fort que ses paupières devinrent douloureuses. Une seule pensée pouvait l’aider en cet instant : Drago. Depuis son arrivée en Morgolie, elle ne percevait plus le lien magique enseveli au plus profond d’elle-même mais, fait étrange et inexpliqué, elle continuait à sentir sa présence au fond de son cœur. Une sorte d’assurance que tout allait bien pour lui, ou tout du moins qu’il était encore en vie.

Alors qu’un sentiment de vide s’emparait d’elle au fur et à mesure que l’essence de son âme était absorbée par la grille, son désespoir fut soudainement vaincu par un bonheur immense, du courage et de la détermination. Elle rouvrit alors les yeux dans un réflexe incontrôlé : « Drago » ! expira-t-elle une demi-seconde avant que l’alarme ne résonne à tout rompre dans la cité.
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MessagePosté le: 08/09/2008 06:44:00    Sujet du message: Publicité

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Marine
Invité

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MessagePosté le: 08/09/2008 13:39:40    Sujet du message: Chapitre 35 : Liage Répondre en citant

J'ai tout simplement ADOREEEEEEEEEE !!!!!!

Que dire si ce n'est Toutes mes félicitations pour ce chapitre !!! Encore une fois, je ne m'attendais pas à ce retournement de situation, tu m'as encore une fois bleuffée et j'en suis très heureuse d'ailleurs ^^

N'ai crainte ma nini, tu ne m'as pas déçue le moins du monde (connaissant ton esprit tortueux de vouloir bien faire ^^) tu n'as fait que me mettre l'eau à la bouche !!!!!! Et même si je n'ai pas hate que la fic se termine, j'ai quand même hate de savoir comment tout cela va se finir ^^

Drago arrive, alors je suis trop trop trop contenteuuuuuuuhhhhhh !! Il vient sauver sa Belle et ça promet une belle bataille lol vu que notre super Voldy est présent avec peu de Mangemorts
Vili vili ma nini, jte fais pleins de gros bisousssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssssss
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fleur3
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MessagePosté le: 08/09/2008 19:03:24    Sujet du message: Chapitre 35 : Liage Répondre en citant

un mot un seul GENIAL!

c'est tout simplement super!! même si tu voulais faire exprés de mal faire je crois que tu ni arriverai pas! mdr

en tout cas je ne suis absolument pas décu, je suis même plus qu'impaciente de lire la suite!malgré le fait que sa sera le dernier chapitre( oh mon dieuuuu)

en tout cas encore bravo!!

t'es tropppppppp forteeeee

gros bisous
_________________
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titewitch
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MessagePosté le: 08/09/2008 19:33:37    Sujet du message: Chapitre 35 : Liage Répondre en citant

SPLENDIDE !!!! (bravo) (bravo) (bravo)

Vivement la suite meme si un peu triste que la fin de cette superbe histoire s'arrete...

A bientot !!!
_________________
Titewitch
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Félinéa
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vous êtes ?: damoiselle

MessagePosté le: 08/09/2008 22:11:28    Sujet du message: Chapitre 35 : Liage Répondre en citant

haaaaaa la suite la suite la suite , je ne vais jamais survivre jusqu'au chapitre suivant moi c'est de la torture !!!!!!!

(respect) (respect) (respect) (respect) (respect) (respect) (respect)

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Lulu


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MessagePosté le: 09/09/2008 10:41:13    Sujet du message: Chapitre 35 : Liage Répondre en citant

Sauvée par le gong! Mr. Green

Comme d'habitude une fois le chapitre fini, l'attente du prochain semble trop longue!
C'est toujours aussi bien écrit, et l'histoire reste passionnante! Vivement la suite!

BRAVO! Okay
_________________
Lulu
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MilOù


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Inscrit le: 23 Juin 2008
Messages: 6
vous êtes ?: damoiselle

MessagePosté le: 14/09/2008 11:33:29    Sujet du message: Chapitre 35 : Liage Répondre en citant

très bon chapitre, félicitation. Je ne suis pas déçue, tu réussis parfaitement le début de la fin! (bravo) (respect)

Vivement le dernier chapitre!!!

_________________
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Krystale43
Invité

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MessagePosté le: 19/09/2008 23:12:09    Sujet du message: Chapitre 35 : Liage Répondre en citant

Le retourne ment de situation !!
Yahou awax j'susi fan amsi comment veux tu que 'lon soit déçu !!
Chaques chapitre me fait rêver,
chaque mots m'apporte un je ne sais quoi qui fait que je suis totalement plongée dans l'affaire !!
Que de rebondissement, et le texte est effectivement super !!
Longue vie a n'awax XD et heu bonne chance a Hermione =S
mais no soucis, Super Drago va la sauvée
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MessagePosté le: 12/12/2017 03:22:04    Sujet du message: Chapitre 35 : Liage

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